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06/03/2014 01:01 EST | Actualisé 05/05/2014 05:12 EDT

Procès d'Oscar Pistorius : un témoin raconte les minutes qui ont suivi la tragédie

À Pretoria, le tribunal qui doit déterminer si le champion paralympique sud-africain Oscar Pistorius a sciemment assassiné sa conjointe a entendu un premier témoignage relatant les évènements survenus dans la foulée de la tragédie.

Johan Stipp, un radiologiste habitant tout près de la résidence du couple, a raconté ce qu'il a vu lorsqu'il est arrivé sur les lieux dans les minutes qui ont suivi les coups de feu qui ont tué Reeva Steenkamp, le 14 février 2013.

Il a décrit l'état dans lequel se trouvait le corps de la victime et l'état d'esprit de M. Pistorius.

« Il était évident qu'elle avait été blessée mortellement », a raconté M. Stipp. « Je me suis approché d'elle et quand je me suis penché, j'ai remarqué un homme à gauche, agenouillé près d'elle. »

« Il avait sa main gauche sur son aine droite, et sa main droite, le deuxième et le troisième doigt dans sa bouche », a-t-il poursuivi, en précisant qu'il n'avait pas reconnu M. Pistorius sur le coup.

Selon M. Stipp, la mannequin vedette avait subi des blessures à la cuisse, au bras et à la tête. « Elle n'avait pas de pouls au niveau du cou, elle n'avait pas de pouls périphérique. Elle ne faisait pas de mouvements respiratoires », a-t-il dit.

« Oscar pleurait tout le temps. Il demandait à Dieu, "S'il-vous plaît, laissez-la vivre". Oscar a promis de dédier "sa vie et la sienne à Dieu" si elle survivait et ne mourrait pas cette nuit-là. »

Le témoin a aussi raconté qu'il avait craint à un moment qu'Oscar Pistorius ne se suicide sur-le-champ, étant donné son état émotionnel. Selon lui, le champion olympique était « très, très perturbé ».

L'athlète paralympique de 27 ans, qui a plaidé non-coupable, tremblait légèrement en écoutant le témoignage de M. Stipp. À un moment, il a placé ses mains sur ses oreilles.

Oscar Pistorius, qui est devenu une célébrité internationale en devenant le premier handicapé à participer à des Jeux olympiques, à Londres, en 2012, argue depuis le début de cette affaire qu'il a abattu sa conjointe par accident, en tirant à travers la porte de sa salle de bains. Il affirme qu'il croyait qu'un intrus s'y trouvait.

La poursuite allègue plutôt qu'il a tiré intentionnellement à la suite d'une dispute.

S'il est reconnu coupable au terme de ce procès hautement médiatisé, Oscar Pistorius sera passible de 25 ans de prison.