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06/03/2014 02:01 EST | Actualisé 06/05/2014 05:12 EDT

Philippe Couillard fait un plaidoyer pour la richesse et le profit

MONTRÉAL - Le chef libéral Philippe Couillard s'est livré à un plaidoyer pour la richesse et le profit à sa deuxième journée de campagne.

En présentant son équipe économique au cours d'une activité à la Tour de la Bourse à Montréal, jeudi matin, il a tenu à corriger la perception qu'on avait parfois des riches et des bénéfices des entreprises au Québec.

«Pourquoi on a un problème avec le profit? Qu'est-ce qu'il y a de mauvais dans le profit?» a-t-il demandé à un journaliste qui l'interrogeait en conférence de presse sur le modèle libéral qui mise sur les dépenses de l'État dans les infrastructures et en contrepartie l'embauche de personnel dans les entreprises qui font des profits.

«Grâce aux profits on peut engager du monde. Si on arrête d'avoir des entreprises qui font des profits au Québec, on va être pas mal dans la mélasse. Il faut au contraire leur donner un environnement où elles peuvent non seulement s'installer, mais croître au Québec. C'est ça qui fait grossir l'économie, pas le contrôle étatique», a-t-il dit.

Aussi, il a évoqué sa volonté de réformer la fiscalité, principalement pour la classe moyenne, mais a appelé à la prudence quand il s'agit des riches. Il remet en cause la définition de riches au Québec, qui ne correspond pas nécessairement à la définition nord-américaine.

«Les soi-disant riches (du Québec), au niveau où on les identifie, c'est le monde qui dirige des entreprises et qui crée des emplois», a dit le chef libéral.

Il écarte la possibilité d'accroître encore davantage le fardeau fiscal des plus fortunés. «Les surtaxer (les riches) est une mesure faussement progressiste. Si vous éloignez les créateurs d'emplois du Québec, vous allez pénaliser la classe moyenne et les travailleurs.»

Il a rappelé que le Québec était déjà pourvu d'une fiscalité très progressive et qu'il y avait une limite à ne pas dépasser, sinon les investisseurs iront ailleurs.

L'impôt rétroactif et les mesures touchant les plus fortunés qu'avait envisagés le gouvernement Marois à l'automne 2012 s'approchaient donc de «la limite de tolérance», a évoqué Philippe Couillard.

Au cours de cette conférence de presse, le chef libéral a présenté son équipe économique composée de trois recrues: Jacques Daoust, Martin Coiteux et Carlos Leitao.

Jacques Daoust était patron d'Investissement Québec jusqu'à récemment. Il est candidat dans Verdun. Martin Coiteux est économiste à la Banque du Canada. Il se présente dans Nelligan. Enfin, Carlos Leitao, économiste en chef de la Banque Laurentienne, est candidat dans Robert-Baldwin.