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06/03/2014 04:04 EST | Actualisé 06/05/2014 05:12 EDT

Le procès du cerveau présumé de l'attentat contre l'USS Cole fixé au 4 décembre

Le procès du cerveau présumé de l'attentat contre le navire américain USS Cole, le Saoudien Abd al-Rahim al-Nachiri, débutera le 4 décembre, a ordonné le juge du tribunal militaire de Guantanamo, dans une décision publiée jeudi.

Les débats au fond, initialement programmés pour septembre, ont été repoussés au 4 décembre par le juge James Pohl, peut-on lire dans ce document daté du 26 février mais rendu public jeudi sur le site des tribunaux militaires.

Mis en accusation le 9 novembre 2011, Abd al-Rahim al-Nachiri encourt la peine de mort pour l'attentat contre le navire américain USS Cole, qui avait fait 17 morts en 2000 au Yémen, et pour celui contre le pétrolier français MV Limburg, dans lequel un marin bulgare avait été tué et 12 autres hommes blessés en 2002 à Aden.

Ce sera le premier cas de peine de mort jamais plaidé sur la base de Guantanamo et le premier procès à s'y tenir sous l'administration de Barack Obama, en dehors de deux plaiders coupables. Sur les 779 détenus passés à Guantanamo, ce sera le 9e homme à être jugé par la justice militaire depuis l'ouverture de la prison il y a 12 ans.

A l'instar des cinq accusés des attentats du 11 septembre 2001, M. Nachiri comparaît depuis plusieurs mois dans le cadre d'audiences préliminaires, destinées à fixer toutes les modalités et les témoignages avant l'ouverture du procès.

Le juge James Pohl vient notamment de refuser le témoignage demandé par la défense d'un ancien directeur de la CIA, Jose Rodriguez, sur les tortures que M. al-Nachiri dit avoir subies dans une prison secrète avant son incarcération à Guantanamo en 2006, selon un document distinct posté sur le site.

En outre, un compatriote de M. al-Nachiri, également détenu à Guantanamo, pourrait témoigner contre l'accusé en amont du procès.

Ahmed Mohammed Ahmed Haza Al Darbi a plaidé coupable le 20 février d'avoir planifié l'attentat contre le pétrolier Limburg. Même si elle n'a pas été explicitement mentionnée dans l'accord passé avec le gouvernement, sa déposition contre M. al-Nachiri est attendue en échange de sa libération anticipée et de son rapatriement en Arabie Saoudite.

chv/rap