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06/03/2014 05:27 EST | Actualisé 06/05/2014 05:12 EDT

La chef péquiste Pauline Marois répond longuement aux journalistes

QUÉBEC - La chef péquiste Pauline Marois a longuement échangé avec les médias nationaux, jeudi, au lendemain d'une première journée de campagne où elle n'avait pas prévu de point de presse.

Mercredi, après le déclenchement de la campagne électorale, la caravane péquiste avait pris la route sans qu'aucune étape ne prévoie de période de questions pour les journalistes qui la suivent, une façon de procéder inhabituelle.

Mme Marois avait néanmoins accordé au moins deux entrevues individuelles à des médias régionaux lors d'étapes en Mauricie.

La chef péquiste a changé son programme jeudi, en accordant une conférence de presse de 50 minutes aux médias nationaux alors que l'horaire prévoyait une durée de 20 minutes.

Lors de sa conférence de presse, Mme Marois a répondu à Paul Journet, président de la Tribune de la presse, l'organisation qui regroupe la presse parlementaire, qui avait déploré la situation.

La première ministre sortante a expliqué qu'elle souhaitait mercredi que les médias se concentrent sur sa déclaration, juste avant le déclenchement de la campagne, qui n'avait pas été suivie de période de questions pour les journalistes.

«Je voulais qu'on se concentre sur cette déclaration, qui était en partie un bilan et qui était en partie la perspective que je voulais développer pendant la campagne électorale», a-t-elle dit.

Mme Marois a affirmé que son organisation est soucieuse de trouver un équilibre qui permettra aux médias de faire une couverture adéquate et de poser des questions «normalement» à chaque jour.

«Il a toujours été de mon intention de rencontrer les médias tous les jours de la campagne. C'est prévu dans le plan de campagne et je peux vous rassurer à cet égard», a-t-elle dit.

Concernant sa loi sur les élections à date fixe, que le gouvernement minoritaire péquiste a outrepassé en déclenchant la campagne, Mme Marois a rappelé que les partis de l'opposition se préparaient à voter contre le dernier budget, ce qui aurait eu le même résultat.

La chef péquiste a soutenu qu'elle n'avait pas agi pour préserver des intérêts partisans en choisissant de prendre ses adversaires de vitesse.

«Il y a d'abord et avant tout l'intérêt des citoyens du Québec», a-t-elle dit en faisant valoir la nécessité d'avoir les coudées franches pour mettre en oeuvre son plan et ses politiques.