DIVERTISSEMENT
06/03/2014 09:58 EST

«En love majeur»: la grande séduction de France D'Amour

Le Théâtre St-Denis a été plongé dans une totale obscurité. Puis, la lumière s’est braquée sur France D’Amour, qui est apparue dans une pose sexy et décontractée, ravissante dans sa courte robe noire scintillante. L’auteure-compositrice-interprète était prête à chanter l’amour à son public, comme elle l’exprime si bien sur son dernier album, En love majeur, lancé l’automne dernier.

France D’Amour était un peu nerveuse pour sa rentrée montréalaise, mercredi soir. Ça se voyait, ça se ressentait. Et elle ne s’en est pas cachée. L’artiste a d’ailleurs ouvert la soirée en blaguant sur son stress, sans autre mot de bienvenue. Mais elle semblait contente d’être là et s’est peu à peu détendue au fil de sa prestation. Plus celle-ci avançait, plus la rockeuse s’amusait, s’éclatait, se laissait aller, en dansant, en tapant du pied au même rythme qu’elle jouait de sa guitare, en taquinant allègrement les musiciens qui l’accompagnaient.

Folie de groupe

La première partie du spectacle s’est réellement entamée sous le signe des cœurs qui battent, avec Je me sens bien, À travers tes yeux et Mon cœur acoustique, toutes extraites de la plus récente galette. France D’Amour s’est permis quelques fantaisies, comme d’intégrer une reprise du classique Mr.Sandman dans un pot-pourri de ses succès d’hier et d’aujourd’hui. L’un des musiciens est aussi venu livrer au micro un couplet de Wake Me Up, d’Avicii, entrecoupant ainsi l’accrocheuse Puzzle, autre composition originale qu’on trouve sur En love majeur.

Mutine, France a retrouvé la petite fille en elle poussant les notes du thème musical des Joyeux naufragés et a ensuite accordé un moment à Patrick Lavergne (son bassiste), Samuel Harisson (son batteur), Jason Lang (son guitariste) et Philippe Turcotte (son claviériste) pour que ceux-ci assouvissent leurs fantasmes masculins… musicaux! Dans une parodie de téléréalité baptisée Musiciens Idol, les gars se sont défoncés sur des airs de Jimi Hendrix, Van Halen, The White Stripes, Pink Floyd et Supertramp, au grand plaisir de tous. À n’en pas douter, France D’Amour porte une grande affection à ses partenaires de scène, et elle souhaite les voir s’épanouir autant qu’elle en spectacle. Elle ne les utilise pas comme faire-valoir, mais fait d’eux de véritables vedettes, ce qui laisse croire que, pour elle, la tournée est une belle folie de groupe, davantage un «trip de gang» qu’un «trip d’ego».

Des immortelles

Le fil conducteur de l’amour n’a jamais été écarté pendant le tour de chant de près de deux heures. En revenant de l’entracte, France a décliné une langoureuse version de Formi formidable, de Charles Aznavour, sa relecture désormais habituelle de Smile, de Charlie Chaplin, et a revisité Sweet Child, façon Guns N’Roses, en plus de rappliquer avec ses titres On est faits, J’en fais qu’à mon cœur et Vivante, qui lui colle toujours à la peau après tant d’années. Entre les pièces, elle a ouvert son cœur de différentes façons aux spectateurs venus l’encourager. «Vous êtes comme un sapin de Noël, comme une douche qui ne manque jamais d’eau chaude, comme un panier d’épicerie dont la roue ne bloque jamais», a-t-elle badiné en guise de déclaration d’amour. Plus tard, sur une note plus sérieuse, elle a ajouté : «Votre présence ici, après presque 25 ans de carrière, vaut plus que mille likes sur Facebook!»

La rouquine – qui a offert une tirade sentie et très drôle sur sa couleur de cheveux peu avant la tombée du rideau, en rendant hommage à ses idoles d’antan, Archie, Ronald McDonald et Fifi Brindacier - est revenue au rappel avec des immortelles de son répertoire, juste pour gâter ses fidèles admirateurs : Ailleurs, Le cœur est un oiseau, Mon frère (et son refrain presque chuchoté à la fin, de toute beauté) et Animal (sur laquelle elle a effectué quelques pas de danse). Si ça, ce n’est pas de l’amour…

La tournée En love majeur, de France D’Amour, se poursuivra pendant toute l’année 2014. Pour connaître toutes les dates, on visite le www.francedamour.ca.

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