NOUVELLES
06/03/2014 01:27 EST | Actualisé 05/05/2014 05:12 EDT

France : les femmes du président réclament justice

Deux affaires concernant des publications du magazine Closer, l'une sur l'ex-compagne du président François Hollande Valérie Trierweiler, et l'autre, sur l'actrice Julie Gayet, marquent l'actualité judiciaire française ce jeudi.

Dans un premier temps, le magazine Closer a été condamné par un tribunal de Nanterre à payer 12 000 euros (environ 18 000 $CA) à Mme Trierweiler, qui fut conjointe de M. Hollande pendant 8 ans.

Le magazine avait publié, en février dernier, des photos de l'ex-première dame en maillot de bain sur les plages de l'île Maurice. Ces clichés ont été pris quelques jours après sa rupture d'avec le président, qui a été officialisée le 25 janvier dernier.

Valérie Trierweiler avait alors déposé une plainte pour « atteinte à la vie privée ». En plus des dommages et intérêts qui devront être versés à Mme Trierweiler, le juge a condamné le journal à publier la condamnation en couverture.

Julie Gayet se dit « traquée »

Dans un deuxième temps, l'avocat de Julie Gayet, Jean Enocchi, a demandé au tribunal de grande instance de Nanterre 50 000 euros (environ 75 000 $CA) de dommages et intérêts après la publication par Closer de photos censées prouver l'existence l'existence d'une liaison entre l'actrice et M. Hollande.

Selon Me Enocchi, le magazine a organisé « une véritable traque » à l'encontre de sa cliente, qui serait devenue « une proie ».

« Il y a eu un avant et un après Closer », a plaidé l'avocat. « Elle a été assaillie par une nuée de photographes [...], on avait l'impression d'une chasse à courre et d'un gibier, notamment quand elle est sortie en voiture, on lui a fait prendre tous les risques », a-t-il ajouté.

Jean Enocchi a aussi estimé qu'il n'y avait aucun intérêt général pour la société de révéler le nom de Julie Gayet et sa photo, affirmant que l'article de Closer relève davantage de la curiosité et du voyeurisme.

Attendue par de nombreux photographes et journalistes, Julie Gayet, 41 ans, avait choisi de ne pas être présente au tribunal. Elle n'a fait qu'une récente apparition publique, soit à la cérémonie des Césars.

Quant à l'avocate de Closer, elle a riposté en invoquant le droit à l'information. Selon Me Delphine Pando, l'article pose clairement la question de la « sécurité du président » et son « devoir de transparence » vis-à-vis des Français.

Le tribunal rendra sa décision le 27 mars.

Le magazine avait publié, le 10 janvier dernier, des photos du chef de l'État et de la comédienne Julie Gayet. Ils étaient photographiés séparément devant un immeuble parisien situé à une centaine de mètres de l'Élysée, siège de la présidence.

Depuis qu'il a annoncé la fin de sa vie commune avec Valérie Trierweiler, François Hollande est toujours apparu seul en public. La nature de sa relation actuelle avec Julie Gayet n'est pas connue.