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05/03/2014 02:16 EST | Actualisé 05/05/2014 05:12 EDT

Une publicité sur le procès Pistorius interdite au Royaume-Uni

L'Autorité britannique de régulation de la publicité (ASA) a ordonné mercredi le retrait d'une campagne incitant à faire des paris sur l'issue du procès du champion paralympique Oscar Pistorius, une publicité qui a suscité une vague d'indignation.

Le régulateur britannique a reçu plus de 5.200 plaintes relatives à cette campagne, un record, tandis qu'une pétition réclamant le retrait de la publicité avait recueilli mercredi plus de 120.000 signatures.

L'ASA a pris la mesure inhabituelle d'ordonner le retrait de la publicité au Royaume-Uni, avant même d'avoir les résultats de l'enquête qu'elle a lancée. Cette enquête vise à déterminer si la campagne peut être considérée comme "offensante, en banalisant les procès pour meurtre, le décès d'une femme et le handicap".

Le régulateur a justifié sa décision en expliquant que la campagne pourrait causer encore "plus d'outrage" de la part de l'opinion publique. "Nous sommes aussi inquiets du fait que la poursuite de cette campagne pourrait nuire davantage à la réputation de l'industrie publicitaire", a ajouté l'ASA.

Sur cette publicité de la maison de paris irlandaise Paddy Power, figure une statuette des Oscars, dont le visage a été remplacé par celui de l'athlète sud-africain.

"Il est venu le temps de l'Oscar. Gagnez de l'argent s'il sort libre. Nous vous rembourserons tous les paris perdus dans le procès d'Oscar Pistorius s'il est déclaré innocent", peut-on lire sur la publicité publiée au Royaume-Uni et en Irlande.

Le lancement de cette campagne a coïncidé avec la cérémonie des Oscars, les récompenses du cinéma américain, qui avait lieu dimanche à Los Angeles, et le début, lundi à Pretoria, du procès d'Oscar Pistorius. Le sportif est accusé d'avoir assassiné sa compagne, Reeva Steenkamp, en février 2013 en Afrique du Sud.

Paddy Power n'était pas immédiatement disponible mercredi pour commenter la décision de l'ASA, mais selon le régulateur, la société de paris a montré sa "volonté de coopérer" dans le dossier.

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