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05/03/2014 08:03 EST | Actualisé 05/05/2014 05:12 EDT

Nouveaux raids de l'aviation syrienne contre les rebelles de Yabroud

L'aviation syrienne a bombardé mercredi à dix reprises la ville rebelle de Yabroud, au nord de Damas, que les forces loyalistes et la milice chiite Hezbollah tentent de conquérir pour bloquer hermétiquement la frontière avec le Liban.

"Les avions de guerre ont effectué 10 raids dans les alentours de Yabroud et de Rima", a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

Cette organisation a ajouté que l'artillerie du régime a aussi bombardé Yabroud alors que la troupe avec le Hezbollah libanais étaient engagés dans des combats avec les forces rebelles dont des jihadistes.

La Commission générale de la révolution syrienne et les Comités locaux de coordination (LCC), qui regroupent des militants anti-régime, ont affirmé que des barils d'explosifs avaient été lancés.

Les forces syriennes tentent de prendre le contrôle de Yabroud, dernière importante ville rebelle dans la région montagneuse de Qalamoun, près du Liban. L'an dernier, l'armée avait conquis plusieurs localités dans cette région sur l'autoroute reliant Damas à Homs.

Lundi, les forces du régime s'étaient emparées du village de Sahel et des officiers avaient dit à l'AFP mardi que la troupe s'apprêtait à prendre Flita, dernière localité avant Yabroud.

Dans le reste du pays, l'OSDH fait état de raids avec des barils d'explosifs sur Cheikh Maqsoud et Hanano, deux quartiers dans l'est d'Alep.

Dans la province d'Idleb (nord-ouest), l'aviation a frappé la localité de Khan Cheikhoun au moment où les rebelles et l'armée s'affrontent au sol pour prendre un point de contrôle à l'entrée est de la ville.

Les combattants de l'opposition se sont emparés de ce poste et de plusieurs points de contrôle dans la province d'Idleb dans des combats qui se sont soldés par la mort de 18 rebelles, affirme l'OSDH;

Au Nord, dans la province de Hassaka, les combattants kurdes ont annoncé leur retrait de la localité de Tel Brak, entre Qamishli et Hassaka. Les forces du Parti d'union démocratique (PYD) avaient conquis la ville le 22 février après des combats avec les jihadistes de l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL).

Ce retrait a été annoncé dans un communiqué affirmant que les habitants ont accepté de prendre en main la sécurité et d'empêcher l'entrée des combattants de l'EIIL.

Les Kurdes syriens ont tenté au début de ne pas s'impliquer dans le conflit entre le régime et la rebellion jusqu'à ce qu'ils soient attaqués par les jihadistes qui se disputent le même territoire à la lisère de l'Irak.

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