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05/03/2014 09:49 EST | Actualisé 05/05/2014 05:12 EDT

Les constructeurs français se lancent dans la bataille des mini-citadines

Renault Twingo contre Citroën C1 et Peugeot 108: au salon automobile de Genève, les constructeurs français se lancent dans une course acharnée dans le créneau des mini-citadines, devenues personnalisables à souhait.

La marque au losange a dévoilé mardi la troisième génération de son best-seller lancé au début des années 1990. Une dizaine de modèles aux couleurs pimpantes --jaune, rouge, bleu ciel --sont en vedette sur son stand, juste en face des petites Aygo du japonais Toyota. Renault a voulu renouer avec l'esprit de la première Twingo, mais aussi faire un clin-d'oeil à la R5 avec par exemple des phares carrés.

La voiture adopte un nouveau look, mais pas seulement. Renault a choisi de la proposer uniquement dans une version cinq portes, essence et avec le moteur à l'arrière.

Si le constructeur français a retenu ces solutions techniques, c'est qu'il a développé ce modèle avec son partenaire allemand Daimler en parallèle des futures Smart. Le groupe de Stuttgart devrait dévoiler d'ici la fin de l'année sa nouvelle Smart quatre places.

Avoir une coopération permet de réduire fortement les coûts, explique à l'AFP Carsten Krapf, directeur du programme Twingo. "Entre 60 et 70% de pièces non visibles sont partagées avec Daimler." Si les constructeurs automobiles essayent toujours de réduire leurs coûts au maximum, l'enjeu est d'autant plus important avec des mini-citadines, car les marges sont faibles.

Pour autant, il est important d'être présent sur ce créneau qui représente 10% du marché européen, selon M. Krapf. Cela est d'autant plus vrai pour les groupes français qui sont, à l'instar de l'italien Fiat, considérés comme des spécialistes des petites voitures.

Les marques visent avec les mini-citadines des automobilistes urbains et veulent rajeunir leur clientèle, dont l'âge moyen tourne autour de la cinquantaine.

Renault avait connu un grand succès avec la première génération de sa Twingo. Avec son style minimaliste, un seul moteur, une gamme de teintes restreintes et un prix bas, le groupe visait déjà les jeunes. Depuis son lancement, il en a écoulé 2,5 millions d'exemplaires dans le monde. La Twingo II, qui date de 2007, a été vendue à 766.000 exemplaires.

La C1 et l'actuelle 107 n'ont pas le même statut d'icône chez Citroën et chez Peugeot, même si la première s'est vendue à près de 800.000 exemplaires et la seconde à 742.000 depuis 2005. Elles sont assemblées dans l'usine de Kolin, en République tchèque, partagée avec Toyota. Ce dernier présente aussi à Genève en première mondiale l'Aygo, cousine de la nouvelle C1 et de la 108.

Plus que pour les générations précédentes, "les trois marques ont bien réussi à différencier les trois silhouettes", estime le directeur de Citroën, Frédéric Banzet. La petite Toyota arbore deux traits en forme de X sur sa face avant, tandis que la 108 présente un style plus sage. Quant à la C1, elle adopte un air plus ludique.

Mais tous ces nouveaux modèles, quelle que soit la marque, jouent la carte de la personnalisation. Cette tendance a été initiée par Fiat avec sa 500, un véritable succès avec plus d'un million de ventes depuis son lancement en 2007. Le consommateur peut ainsi jouer avec toute une palette de couleurs pour la planche de bord, les fauteuils, les coques de rétroviseurs, ou encore différentes jantes. De nombreux stickers sont aussi proposés, ainsi que des versions avec un toit ouvrant.

La Fiat 500 se distingue toutefois par "un positionnement prix qui est clairement +premium+", indique M. Banzet. Citroën proposera pour sa part une version de sa voiture à moins de 10.000 euros. Ses concurrentes devraient être dans une fourchette de prix équivalente, qui rejoint celle de l'Adam de l'allemand Opel. Il faudra ensuite rajouter "quelques centaines d'euros" pour certains éléments de personnalisation, complète Maxime Picat, directeur de la marque chez Peugeot.

laf/esp/fz/ai

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