NOUVELLES
05/03/2014 06:01 EST | Actualisé 05/05/2014 05:12 EDT

Le Venezuela rompt ses relations diplomatiques avec le Panama

Le président vénézuélien, Nicolas Maduro, a rompu mercredi les "relations politiques et diplomatiques" et gelé les relations commerciales avec le Panama, lui reprochant d'avoir proposé une réunion de l'OEA pour débattre de la question des manifestations en cours au Venezuela.

"Devant la conspiration ouverte par l'ambassadeur du gouvernement panaméen à Washington au sein de l'OEA (Organisation des Etats Américains), j'ai décidé de rompre les relations politiques et diplomatiques avec le gouvernement actuel du Panama et de geler toutes les relations commerciales", a déclaré M. Maduro pendant une cérémonie de commémoration du premier anniversaire de la mort de l'ex-président Hugo Chavez à Caracas.

"Personne ne doit conspirer impunément pour demander une intervention contre notre patrie, c'en est assez ! J'appelle le peuple à s'unir!", a ajouté le président dans un discours incendiaire.

A la demande du gouvernement panaméen, l'OEA, dont le siège est à Washington, a annoncé mercredi qu'aurait lieu jeudi une réunion privée pour décider de convoquer les ministres des Affaires étrangères afin de tenter de trouver des solutions face au mouvement de protestation au Venezuela.

"Le Conseil permanent de l'Organisation des Etats Américains (OEA), par décision de sa présidence, se réunira en session privée le jeudi 6 mars 2014", indique l'organisme dans un communiqué.

Le président panaméen, Ricardo Martinelli, s'est déclaré mercredi sur son compte Twitter "surpris" par la décision du président vénézuélien.

Dans la matinée, au cours d'une cérémonie en hommage à Hugo Chavez, le président Nicolas Maduro avait averti qu'il ne tolérerait aucune ingérence dans les affaires du Venezuela de la part de l'OEA.

"Je vais répondre avec force et autorité à toute tentative de quel que gouvernement d'Amérique que ce soit de s'ingérer dans les affaires intérieures du Venezuela, je n'accepte pas d'interventionnisme dans mon pays", avait-il souligné.

Les manifestations d'opposants et d'étudiants depuis un mois au Venezuela visant le gouvernement du président Maduro, qu'ils jugent responsable de l'insécurité, de l'inflation record et de pénuries récurrentes de produits de première nécessité, ont fait 18 mort et 260 blessés.

jm-val/cd/jr