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05/03/2014 03:10 EST | Actualisé 04/05/2014 05:12 EDT

La CAQ souhaite mettre un terme à la résignation des Québécois

Le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, a donné le coup d'envoi de sa campagne électorale, mercredi, en s'engageant à combattre le fatalisme des électeurs au cours des 33 prochains jours.

« Malheureusement, avec toutes les promesses rompues du Parti libéral et du Parti québécois, il y a beaucoup de Québécois qui ne croient plus en la classe politique, qui ne croient plus que c'est possible de faire le ménage et de réduire les taxes, a-t-il déploré. Moi, je ne veux pas baisser les bras. »

M. Legaut a également profité de son point de presse de lancement de campagne pour prendre un premier engagement, soit de respecter la Loi sur les élections à date fixe si la CAQ devait former un gouvernement minoritaire le 7 avril prochain. Il a d'ailleurs fermement critiqué son adversaire péquiste, Pauline Marois, d'avoir utilisé cette prérogative à mauvais escient.

Le chef caquiste s'attend par ailleurs à ce que la charte des valeurs du gouvernement Marois soit au coeur de la campagne électorale qui s'amorce.

À ce sujet, M. Legaut a rappelé que la position de son parti - favorable à une interdiction des signes religieux pour les prestataires de services publics, sauf dans le secteur de la santé, et pour les employés de l'État en position d'autorité - était aussi proche de celle du Parti québécois qu'elle était éloignée de celle du Parti libéral.

Il a toutefois reproché à Mme Marois d'avoir exploité cet enjeu « pour des raisons électoralistes [et] référendaires ».

Début de campagne difficile

Le chef de la CAQ a été le dernier à lancer la caravane de son parti sur les routes du Québec. Avant même de prendre la parole, M. Legault a fait l'objet d'une première attaque, celle du chef libéral Philippe Couillard, qui a affirmé qu'un vote pour la CAQ serait un vote pour le Parti québécois. À cela, le chef de la CAQ a rétorqué qu'un vote pour son parti serait « un vote pour baisser les taxes », alors qu'un vote pour le PQ ou le PLQ serait un vote pour hausser les taxes.

La campagne de la CAQ, que M. Legault a décrite comme la « bataille de sa vie », a dû composer avec un premier écueil, jeudi, la députée sortante Hélène Daneault annonçant qu'elle ne se représentait pas dans la circonscription de Groulx.

La présidente du parti, Maud Cohen, a aussi annoncé jeudi qu'elle ne serait pas candidate cette année, mais qu'elle serait présente aux côtés du chef tout au long de la campagne. Mme Cohen avait été battue en 2012 dans Laval-des-Rapides par Léo Bureau-Blouin.

En point de presse, François Legault s'est également dit « très malheureux » que la commission Charbonneau ait suspendu ses travaux pour toute la durée de la campagne.

« C'est très malheureux que les gens aillent voter sans savoir exactement ce qui s'est fait au Parti libéral et au Parti québécois, a-t-il regretté. C'est malheureux, mais je respecte la décision de la juge Charbonneau. »

La campagne de la CAQ se poursuivra jeudi, alors que le parti sera le premier à déposer son cadre financier. À cet effet. M. Legault a averti que son parti prendrait très peu d'engagements financiers au cours des 33 prochains jours.

Troisième dans les sondages, la Coalition avenir Québec devrait concentrer ses efforts dans les circonscriptions où le parti peut sauver les meubles, soit dans la grande région de Québec et Chaudière-Appalaches, terreau de l'ancienne Action démocratique. La CAQ comptait 18 députés à l'Assemblée nationale lorsque le Parlement a été dissout.