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05/03/2014 12:08 EST | Actualisé 05/05/2014 05:12 EDT

Bataille dans le 450 pour accueillir l'Institut du transport électrique

Trois villes de la banlieue de Montréal se livrent bataille pour accueillir le futur Institut du transport électrique promis par le gouvernement Marois dans le cadre de sa politique d'électrification des transports, attirées par les éventuelles retombées économiques.

Un texte de Olivier Bachand Twitter Courriel

Blainville, Longueuil et Varennes se décrivent toutes comme étant les mieux positionnées pour accueillir ce centre de recherche, dont la création a été annoncée en novembre dernier.

Le mandat de cet institut « de calibre mondial » sera de se concentrer sur la recherche et le développement de nouvelles technologies dans le domaine des transports électriques. Il aidera les entreprises à partager leur savoir et à collaborer entre elles.

Au cours des prochaines années, Québec prévoit consacrer plus de 220 millions de dollars pour créer « une filière industrielle performante » dans ce secteur.

Une manne convoitée

Blainville, sur la rive-nord, ainsi que Longueuil et Varennes, sur la rive-sud, veulent profiter des retombées économiques et de la création d'emplois que pourrait amener l'Institut du transport électrique.

La Conférence régionale des élus (CRÉ) des Laurentides, qui fait la promotion de la candidature de Blainville, estime que la région est le meilleur endroit possible pour établir le centre de recherche.

Le président de la CRÉ et maire de Lorraine, Ramez Ayoub, fait valoir que plusieurs entreprises qui oeuvrent dans les transports électriques sont déjà établies dans la région.

Il cite en exemple Autobus Lion, de Saint-Jérôme, qui planche sur un projet d'autobus scolaire électrique et Paccar, à Sainte-Thérèse, qui fabrique présentement des camions hybrides.

Par ailleurs, Ramez Ayoub croit que Blainville a un avantage indéniable sur les autres concurrents: la présence du Centre d'essai pour véhicules automobiles, le seul centre du genre au Canada.

Concurrence de la rive-sud

Sur la rive-sud, la MRC de Marguerite-d'Youville, qui comprend notamment la ville de Varenne et l'agglomération de Longueuil, sont toutes les deux dans la course pour accueillir l'Institut.

Tout comme Ramez Ayoub, la mairesse de Longueuil, Caroline St-Hilaire, fait également valoir l'expertise de plusieurs entreprises de la région dans le domaine des transports électriques.

Elle donne l'exemple de Bathium, à Boucherville, un fabricant de batteries pour véhicules électriques, et Varitron, une entreprise qui assemble des composants électroniques.

Caroline St-Hilaire pense que l'Institut pourrait aussi attirer de nouvelles entreprises.

La Ville de Longueuil est d'ailleurs en train d'élaborer un projet de crédit de taxes foncières pour encourager des compagnies à s'établir près du centre de recherche si jamais il lui est octroyé.

De son côté, la MRC de Marguerite d'Youville fait valoir les mêmes arguments que Longueuil et Blainville, et mise sur la présence d'entreprises qui oeuvrent dans le domaine des transports électriques.

Enjeu électoral

Les villes en compétition pour obtenir l'Institut du transport électrique comptent se faire entendre pendant la présente campagne électorale provinciale.

Caroline St-Hilaire entend mousser la candidature de Longueuil auprès des candidats.

Selon elle, la rive-sud a longtemps été « l'enfant pauvre du Québec » et le gouvernement doit envoyer « un signal très clair » que la région est importante en lui octroyant l'Institut.

De son côté, Ramez Ayoub entend faire de même pour la candidature de Blainville.

Il croit que la campagne électorale est un bon moment pour mettre cet enjeu de l'avant.

Il souligne que les Laurentides sont une région « où l'ensemble des partis politiques veulent faire des gains ».

Québec devrait choisir au cours des prochains mois la région qui obtiendra l'Institut.