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L'Ukraine aux mains «de forces néonazies», selon Viktor Ianoukovitch

Ukraine's fugitive president Viktor Yanukovych gives a news conference in Rostov-on-Don, a city in southern Russia about 1,000 kilometers (600 miles) from Moscow, Friday, Feb. 28, 2014. Yanukovych has pledged to fight on for the country?s future. (AP Photo/Pavel Golovkin)
Ukraine's fugitive president Viktor Yanukovych gives a news conference in Rostov-on-Don, a city in southern Russia about 1,000 kilometers (600 miles) from Moscow, Friday, Feb. 28, 2014. Yanukovych has pledged to fight on for the country?s future. (AP Photo/Pavel Golovkin)

Le président ukrainien déchu, Viktor Ianoukovitch, estime que l'Ukraine est tombée entre les mains de forces « profascistes et néonazies » et dénonce la politique « irresponsable » de l'Occident face aux manifestants qui ont renversé son gouvernement.

Exilé en Russie depuis sa destitution par le Parlement ukrainien, le 22 février dernier, Viktor Ianoukovitch a pris la parole vendredi matin sur les ondes de la télévision russe depuis la ville de Rostov-sur-le-Don. Il a affirmé qu'il n'avait pas été renversé et qu'il n'avait pas fui l'Ukraine.

Viktor Ianoukovitch a ajouté que le Parlement actuel en Ukraine est par conséquent illégitime.

Appelant ses partisans à poursuivre la « lutte pour l'avenir de l'Ukraine », l'ex-président ukrainien a déclaré, en faisant référence aux manifestants de l'opposition, que des hors-la-loi ont semé le chaos, la terreur et la violence en Ukraine.

Il a ajouté qu'il ne reconnaissait pas les élections présidentielles anticipées qui auront lieu le 25 mai en Ukraine et qu'il n'y participera pas.

Recherché par la justice ukrainienne pour le « meurtre de manifestants » Victor Ianoukovitch a déclaré que les personnes qui ont été tuées lors des manifestations en Ukraine sont le résultat de la politique « irresponsable de l'Occident ». Une centaine de personnes ont été tuées lors des violences qui ont précédé la destitution de Viktor Ianoukovitch.

L'ex-président assure qu'il n'a jamais donné l'ordre à la police d'ouvrir le feu dans les foules de manifestants à Kiev. Il s'est également défendu de posséder, comme le rapportent les médias, de luxueuses demeures et des comptes bancaires secrets à l'étranger.

En ce qui a trait à l'occupation des aéroports et des institutions démocratiques de la Crimée par des forces russes non identifiées, l'ex-président ukrainien a déclaré que la Russie doit intervenir en Ukraine et même qu'il était surpris que le président Vladimir Poutine soit « si discret et réservé » dans cette crise. Il a cependant écarté une intervention militaire russe en Ukraine pour chasser le nouveau pouvoir à Kiev.

Considérant que la Crimée doit demeurer ukrainienne, Viktor Ianoukovitch a par ailleurs demandé aux citoyens de cette république autonome de garder leur calme et de faire preuve de retenue. L'Ukraine doit demeurer unie, a-t-il conclu.

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