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Deux activistes de Pussy Riot arrêtées puis relâchées à Sotchi

Maria Alekhina, second from left, a member of the Russian punk band Pussy Riot speaks to the media at the Committee against Torture after being released from prison, in Nizhny Novgorod, Russia, Monday, Dec. 23, 2013. Alekhina was released from prison Monday, saying that the amnesty bill that gave her freedom was a Kremlin public relations stunt. Alekhina was one of two band members who were granted amnesty last week, which was largely viewed as the Kremlin's attempt to soothe criticism of Russia's human rights records ahead of the Winter Olympics in Sochi in February. (AP Photo/Filipp Romanov)
Maria Alekhina, second from left, a member of the Russian punk band Pussy Riot speaks to the media at the Committee against Torture after being released from prison, in Nizhny Novgorod, Russia, Monday, Dec. 23, 2013. Alekhina was released from prison Monday, saying that the amnesty bill that gave her freedom was a Kremlin public relations stunt. Alekhina was one of two band members who were granted amnesty last week, which was largely viewed as the Kremlin's attempt to soothe criticism of Russia's human rights records ahead of the Winter Olympics in Sochi in February. (AP Photo/Filipp Romanov)

SOTCHI, Russie - Deux membres du groupe de musique punk russe Pussy Riot vêtues de leurs passe-montagnes criards traditionnels sont sorties en courant d'un commissariat de police mardi, après avoir été libérées au terme d'un interrogatoire de plusieurs heures par la police de Sotchi, où se déroulent actuellement les Jeux olympiques d'hiver.

Aucune accusation n'a été portée contre Nadezhda Tolokonnikova et Maria Alekhina, après qu'elles aient été arrêtées en compagnie de plusieurs autres personnes près de la gare maritime de la ville, un site populaire auprès des amateurs qui célèbrent les Olympiques.

Sept autres personnes qui avaient été arrêtées et questionnées ont elles aussi été libérées.

La police a indiqué qu'elles ont été questionnées en lien avec un vol commis à l'hôtel où elles sont descendues.

Mme Tolokonnikova a déclaré que cette arrestation n'est que le plus récent harcèlement auquel le groupe a été soumis depuis dimanche. Elle affirme qu'elles ont été détenues pendant plusieurs heures au cours des deux derniers jours.

«Nous, les membres de Pussy Riot, sommes ici depuis tard dimanche et nous avons été constamment détenues depuis ce moment, a-t-elle lancé. Nous sommes constamment entourées de gens, pas vous les journalistes, mais des gens qui nous suivent, qui épient nos moindres gestes et qui attendent n'importe quelle excuse pour nous arrêter.»

Le groupe Pussy Riot s'est valu une renommée internationale en 2012 après une performance impromptue dans la principale cathédrale du Kremlin. Ses membres avaient offert une «prière punk» implorant la Vierge Marie de sauver la Russie de Vladimir Poutine, qui s'apprêtait alors à reprendre la présidence.

Mme Tolokonnikova et Alekhina avaient été condamnées à deux ans de prison, avant d'être libérées en décembre grâce à une mesure d'amnistie.

Plus tôt mardi, Mme Tolokonnikova a écrit sur Twitter que «Au moment de notre arrestations, nous ne faisions rien, nous marchions à Sotchi».

«Nous sommes à Sotchi pour organiser une émeute Pussy Riot, a-t-elle écrit. La chanson s'appelle, 'Poutine va vous enseigner à aimer la mère-patrie'.»

Elle affirme que les policiers les ont bousculés, elles et d'autres détenus, et que le groupe entend se plaindre du traitement auquel il a eu droit.

Semion Simonov, un militant des droits humains, affirme qu'il était en compagnie de Maria Alekhina et de Nadezhda Tolokonnikova lorsqu'elles ont été interpellées. Il a plus tard rapporté que les deux célèbres militantes du groupe de musique punk étaient soupçonnées de vol, à l'instar de quelques autres activistes qui seraient eux aussi détenus par la police russe.

Pendant les Jeux olympiques de Sotchi, la Russie a imposé de sévères balises aux manifestations. Ces mesures ont été sévèrement critiquées en Occident et l'arrestation des membres de Pussy Riot n'est pas passée inaperçue.

«Dans la Russie de Poutine, les responsables ont transformé les anneaux olympiques — un symbole mondial d'espoir et d'aspiration à ce qu'il y a de mieux chez l'humain — en menottes pour restreindre la liberté d'expression», a déploré par voie de communiqué John Dalhuisen, le directeur européen d'Amnesty International.

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