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17/02/2014 08:59 EST | Actualisé 19/04/2014 05:12 EDT

Sotchi: place aux choses sérieuses pour l'équipe canadienne de hockey

Alex Livesey via Getty Images
VANCOUVER, BC - FEBRUARY 28: Sidney Crosby #87 of Canada smiles along with Jarome Iginla #12 after the ice hockey men's gold medal game between USA and Canada on day 17 of the Vancouver 2010 Winter Olympics at Canada Hockey Place on February 28, 2010 in Vancouver, Canada. Canada defeated USA 3-2 in overtime. (Photo by Alex Livesey/Getty Images)

SOTCHI, Russie - L'équipe canadienne masculine de hockey a terminé son rodage. Place maintenant aux choses sérieuses aux Jeux olympiques de Sotchi.

«Personne ne va se rappeler des scores de nos matchs du tour préliminaire, a argué le capitaine Sidney Crosby, lundi, en parlant des trois victoires, incluant une en prolongation, que le Canada a signées jusqu'à maintenant. Personnellement, je suis incapable de vous donner les scores des Jeux de Vancouver, de Turin ou de Salt Lake City.

«C'est à partir de maintenant que ça compte vraiment», a ajouté Crosby, qui est à la recherche d'un premier but dans le tournoi.

Le Canada a accompli ce qu'il devait en accédant directement à la ronde des quarts de finale, mercredi.

L'identité de son rival sera connu, mardi, au terme de la phase éliminatoire. Mais, lundi, on tenait déjà presque pour acquis que la Suisse vaincrait la Lettonie. Dans le tour préliminaire, les Suisses sont venus à bout des Lettons 1-0.

La Suisse donne beaucoup de fil à retordre au Canada depuis la victoire historique de 2-0 qu'elle a obtenue aux Jeux de Turin en 2006. À Vancouver, les Canadiens avaient eu besoin de tout leur petit change avant de défaire les Suisses 3-2, en tirs de barrage.

Si jamais on affronte la Suisse, le Canada aura une carte cachée dans sa manche: Ralph Krueger, qui fait partie du groupe d'entraîneurs, est un ancien entraîneur de la Suisse. C'est lui qui dirigeait l'équipe, à Turin. Krueger pourra sûrement refiler quelques informations utiles.

Le gardien, demain

Babcock a fait savoir qu'il dévoilera l'identité du gardien qu'après l'entraînement de mardi. Pour ce qui est des deux joueurs qu'il doit retrancher, il l'annoncera mercredi matin.

Carey Price a disputé deux des trois matchs du tour préliminaire, incluant celui contre la Finlande. Il a permis deux buts seulement, l'autre dans le gain de 3-1 contre la Norvège. Roberto Luongo a blanchi l'Autriche 6-0.

Le défenseur P.K. Subban et l'attaquant Martin St-Louis ont été laissés de côté, dimanche.

Progression satisfaisante

À Sotchi, le Canada tarde à débloquer à l'attaque sur la grande surface de jeu. Mais ce n'est pas une source de préoccupation. L'entraîneur Mike Babcock est satisfait de la progression du groupe, et c'est tout ce qui compte.

«Nous devons nous améliorer à tous les jours, même lors d'une journée de congé, a affirmé Babcock, qui avait donné congé d'entraînement sur glace au groupe. L'équipe qui s'améliorera à tous les jours aura les meilleures chances de gagner le tournoi.»

L'entraîneur diplômé de l'Université McGill a dit ne pas s'attendre à ce que le jeu devienne plus offensif à mesure qu'on va approcher du dénouement final.

«Ce ne sera pas différent à notre prochain match, a-t-il avancé. C'était la meilleure chose qui pouvait nous arriver dimanche soir. Les gars savent maintenant ce qui les attend. Si nous croyons que nous marquerons sept buts, c'est que nous sommes dans la mauvaise discipline sportive. Ce sera un autre match de 2-1.

Le centre bloqué

On aurait pu croire que le jeu serait plus ouvert sur une plus grande patinoire qu'en Amérique du Nord. Or, les joueurs canadiens ont fait le constat que ce n'est pas parce que la surface est plus large qu'il y a plus de marge de manoeuvre.

C'est que les équipes s'appliquent plus que jamais à refermer les ouvertures au centre de la glace, quitte à accorder plus d'espace sur les côtés.

Le joueur de centre Patrice Bergeron a fait remarquer que les zones offensives sont plus petites en longueur que dans la LNH, de sorte que l'espace est compressé devant le filet.

Babcock a précisé que, conséquemment, les défenseurs sont surveillés plus étroitement en zone offensive.

«Nous sommes tous des joueurs qui possèdent l'intelligence au jeu et le talent pour faire les ajustements, a dit Bergeron. En étant davantage en mouvement et en faisant plus de permutations, on peut créer des brèches au centre.

«Ce serait un avantage d'orchestrer nos attaques par le milieu, mais en ce moment c'est fermé. Nous devons réagir selon ce qu'il y a de disponible.»

Bergeron se montre tout aussi confiant en Russie qu'il l'était à Vancouver, il y a quatre ans, au même stade du tournoi.

«C'est sensiblement pareil comme progression, a-t-il comparé. Je trouve même qu'elle est un peu meilleure cette année. Nous avons connu un plus lent départ contre la Norvège, mais nous avons relevé le niveau de plusieurs crans face à l'Autriche et de quelques autres contre la Finlande.»

Arbitres permissifs

Babcock a dit trouver les arbitres très permissifs jusqu'à maintenant. Mais il ne leur en tient pas rigueur, particulièrement quand les matchs se rendent en prolongation.

«Si vous étiez un arbitre aux Jeux olympiques, qu'est-ce que vous feriez avec votre sifflet en prolongation?, a-t-il demandé. Moi, je le rangerais délicatement dans mes poches. Qu'on laisse les joueurs régler ça sur la glace. C'est ce qu'ils sont venus faire ici.»

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