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16/02/2014 09:14 EST | Actualisé 18/04/2014 05:12 EDT

Ukraine: les manifestants acceptent d'évacuer l'hôtel de ville de Kiev

KIEV, Ukraine - Les manifestants antigouvernementaux se trouvant dans la capitale ukrainienne ont finalement évacué l'hôtel de ville de Kiev, tel que promis en échange de la libération de tous les protestataires emprisonnés.

Les tensions demeuraient cependant élevées alors que des centaines de personnes se trouvaient toujours à l'extérieur de l'endroit, s'engageant à le reprendre d'assaut si le gouvernement n'annulait pas toutes les accusations criminelles portées contre les manifestants.

Peu de gens espéraient encore une amélioration du climat sécuritaire dans le cadre de l'affrontement entre l'opposition et le président Viktor Ianoukovitch, surtout après qu'Arseni Iatséniouk, un leader de l'opposition, eu de nouveau refusé d'accepter un poste de premier ministre au sein d'un gouvernement de coalition.

M. Ianoukovitch devrait prochainement nommer un nouveau premier ministre, et des responsables occidentaux ont suggéré de former un gouvernement de coalition regroupant des membres du parti au pouvoir et de l'opposition. M. Iatséniouk a toutefois refusé de prendre ce poste, à moins que le président n'offre des concessions, y compris une réforme constitutionnelle des pouvoirs présidentiels.

«Je ne peux pas être acheté avec des emplois, monsieur le président. Allez-y et achetez votre homme de paille», a-t-il devant des milliers de protestataires rassemblés pour la traditionnelle manifestation du dimanche.

Plus tôt dans la journée, des manifestants ont rendu l'hôtel de ville à des médiateurs de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe, qui devaient ensuite en remettre les clés aux autorités municipales. Ce compromis a été obtenu après que les derniers des 234 manifestants arrêtés au cours de la semaine dernière eurent été libérés en vertu d'une amnistie qui exige par ailleurs que l'opposition quitte des bâtiments gouvernement à Kiev et ailleurs.

L'hôtel de ville de la capitale est passé aux mains des protestataires le 1er décembre, environ une semaine après le début des manifestations de grande ampleur contre la décision du président Viktor Ianoukovitch d'abandonner un accord économique et politique avec l'Union européenne pour plutôt se tourner vers l'ancien maître soviétique.

Le président, dont les appuis résident dans la partie russophone de l'est et du sud du pays, a fait appel au Kremlin pour renflouer l'économie ukrainienne.