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16/02/2014 07:35 EST | Actualisé 18/04/2014 05:12 EDT

Liban: l'armée intercepte une voiture piégée en provenance de Syrie (agence)

Une voiture piégée en provenance de la région syrienne de Qalamoun a été interceptée dimanche par l'armée dans l'est du Liban, a indiqué l'agence nationale libanaise (ANI), quatre jours après le démantèlement de deux autres véhicules.

Qalamoun est le théâtre de violents combats opposant rebelles aux soldats syriens appuyés par le Hezbollah libanais.

Les fiefs du Hezbollah au Liban ont été visés par plusieurs attentats meurtriers revendiqués par des groupes jihadistes qui disent riposter à l'implication du parti chiite dans la guerre en Syrie.

L'armée libanaise a annoncé que le véhicule contenait "240 kg de matières explosives Semtex, en plus de 10 kg de matières très inflammables, deux obus d'artillerie 122 mm, répartis dans différentes parties de la voiture".

Elle a précisé que tout ce contenu était "relié à un cordon détonant de 200 mètres", à un système d'horlogerie, deux téléphones portables et une batterie de 12 volts. "Des stupéfiants ont également été retrouvés", ajoute le communiqué.

"L'armée a saisi une voiture de type Toyota RAV4 et de couleur gris métallisé sur la route Choaybé-Ham", près de la frontière syrienne, a indiqué l'agence ANI.

"Le conducteur s'est enfui du véhicule (...) à 600 mètres d'un barrage" militaire, a-t-elle précisé, soulignant que la voiture "provenait de Qalamoun et se dirigeait vers Beyrouth".

L'armée n'a pas confirmé d'où provenait le véhicule, précisant qu'elle avait "pourchassé la voiture, tiré en sa direction, et est parvenue à la saisir après la fuite de son conducteur".

Mercredi, l'armée a annoncé avoir désamorcé des explosifs placés dans deux voitures à Beyrouth et dans l'est du pays.

Le premier véhicule contenait quelque 100 kg d'explosifs, une ceinture explosive et des obus. Le second, qui contenait également des explosifs, provenait de Yabroud, fief rebelle à Qalamoun. Un jihadiste interpellé le même jour avait admis que cette voiture devait se rendre dans la banlieue sud de Beyrouth, fief du Hezbollah.

Depuis le début de cette semaine, Yabroud est visée par d'intenses bombardements de l'armée qui cherche à resserrer l'étau sur cette ville, contrôlée notamment par le Front Al-Nosra, la branche syrienne d'Al-Qaïda.

En avril 2013, le Hezbollah a publiquement reconnu envoyer des combattants aider l'armée syrienne, un engagement qui divise profondément le Liban.

Le parti affirme défendre le Liban de la menace "extrémiste", tandis que ses détracteurs l'accusent d'entraîner le pays dans le bourbier syrien.

hek-ram/feb