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16/02/2014 05:49 EST | Actualisé 18/04/2014 05:12 EDT

JO-2014 - Ski alpin: Jansrud prolonge l'emprise norvégienne sur le super-G

En digne héritier des Vikings du ski alpin, Kjetil Jansrud a prolongé l'écrasante domination norvégienne sur le super-G aux jeux Olympiques en s'offrant son premier titre olympique dimanche à Sotchi, une semaine après sa médaille de bronze en descente.

Cette course, un peu folle, s'est soldée par un drôle de podium à quatre, sur lequel l'Américain Bode Miller, avec sa médaille olympique N.6 - de bronze autour du cou, n'était pas le moins ému.

Jusque-là dans l'ombre imposante de Svindal, l'ogre aux quatre petits globes de cristal du super-G en Coupe du monde, Jansrud a connu à son tour son jour du seigneur.

A 28 ans, il s'inscrit ainsi dans la lignée de Kjetil Andre Aamodt, triple champion olympique de super-G - 1992, 2002 et 2006 - et d'Aksel Lund Svindal, couronné en 2010 dans cette discipline.

"Je ne me sens pas vraiment à la hauteur d'être comparé avec eux mais je me sens gâté d'être triple médaillé olympique", a lâché Jansrud, à qui il ne manquait que l'or pour avoir les trois couleurs.

Le Norvégien fait ainsi un retour tonitruant, un an après s'être blessé au genou gauche - la classique rupture du ligament croisé antérieur - en chutant dans le super-G aux Championnats du monde.

"Ce qu'il a fait aujourd'hui rentre dans une classe à part. C'est encore plus fou que ce qu'il a fait en descente", a soufflé admiratif Svindal (7e), qui n'a pas mis la moindre médaille dans son sac en Russie.

Car Jansrud, qui a déboulé, plein gaz, a survolé la deuxième partie de la piste. Seul le surprenant Américain Andrew Weibrecht, qui avait disparu totalement des écrans radars depuis sa médaille de bronze dans la discipline à Vancouver en 2010, est venu l'inquiéter.

Weibrecht avait connu les galères de la blessure dans la foulée de son coup d'éclat à Vancouver, et les doutes qui vont avec.

- Le record de Miller -

Deuxième à 30/100e, il s'est invité sur le podium devant son compatriote Bode Miller, 36 ans, et le Canadien Jan Hudec, 33 ans, qui ont terminé dans le même souffle (+53/100e) pour partager la médaille de bronze.

Weibrecht s'est forgé ainsi la réputation de l'homme des grands coups, dans la pure tradition américaine.

Le podium s'est joué à une spatule de ski et l'Autrichien Otmar Striedinger a vu s'envoler ainsi une médaille pour seulement 2/100e.

"J'ai eu la chance d'être aujourd'hui du bon côté des centièmes", a glissé Miller, qui avait gâché ses deux premières cartouches en descente et en super-combiné. A 36 ans et 127 jours, il a détrôné Aamodt comme médaillé olympique de ski alpin le plus âgé.

Cette sixième médaille olympique, "cela me fait sentir que je suis vieux", a souligné Miller, pour ses cinquièmes Jeux qui seront certainement les derniers.

Jansrud, qui a grandi dans une petite bourgade à quelques kilomètres de Lillehammer, la station des Jeux d'hiver de 1994, pourrait continuer d'écrire sa propre histoire dès mercredi, en géant. Une discipline dans laquelle il avait pris la médaille d'argent à Vancouver.

stp/el