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16/02/2014 03:24 EST | Actualisé 17/04/2014 05:12 EDT

JO-2014 - Objet du jour: le "tape" du hockeyeur

Tout le monde a besoin d'un bon scotch, même les hockeyeurs des JO-2014 qui utilisent le "tape"(à prononcer à l'anglaise) pour emmailloter leur crosse... et tromper leurs adversaires.

Frappée, pliée, tordue, la crosse (ou le "bâton" au Canada), généralement en fibres de carbone ou en hêtre, est martyrisée et a donc besoin d'attention.

Pour prendre soin de leur outil de travail, les joueurs appliquent une bande de tissu collante à chaque extrémité.

"J'en ai de toutes les largeurs, de toutes les couleurs", explique Pierre Gervais, responsable de l'équipement de l'équipe du Canada pendant les Jeux.

"Les joueurs le mettent en haut du manche pour qu'il y a ait du +grip+", afin que le +hockey+, autre nom de la crosse au Québec, "ne leur échappe pas des gants", dit-il.

"En bas, sur la palette, c'est pour amortir la rondelle et donner un meilleur contrôle", continue le Québécois, qui officie depuis 26 ans chez les Canadiens de Montréal (NHL). "Ca peut, selon l'épaisseur, donner un certain amorti" et donc faciliter la réception des passes.

Une fois le "tape" fixé, les joueurs y appliquent une cire, qui permet à la bande de tissu de rester bien en place et de ne pas se gorger d'eau. Cela rend aussi la crosse plus collante, à la manière de la résine dont les handballeurs enduisent leurs mains.

Certains hockeyeurs préfèrent mettre le "tape" sur toute la longueur de la palette, d'une trentaine de centimètres, ce qui permet une meilleure accroche, et donc d'appliquer une rotation au palet, gage d'une plus grande précision.

Si toutes les couleurs existent, la bande noire est la plus utilisée: elle permet de "camoufler" le palet, noir charbon, et ainsi de brouiller la vision du gardien pendant quelques centièmes de secondes au départ du tir.

Des instants cruciaux quand le palet atteint régulièrement les 170-180 km/h si le gardien ne veut pas rester "scotché" sur sa ligne...

mam/ep/jr