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16/02/2014 12:37 EST | Actualisé 18/04/2014 05:12 EDT

JO-2014 - Jansrud couronné avant le brouillard

Ultime épreuve de vitesse en ski alpin, le super-G a été remporté par le Norvégien Kjetil Jansrud dimanche aux JO de Sotchi, où le duel Fourcade - Bjoerndalen en biathlon a été reporté à lundi pour cause du brouillard.

En matinée, le soleil baignait encore les sites olympiques. Une semaine pile après avoir décroché le bronze en descente, Kjetil Jansrud s'est offert son premier titre olympique, sur le super-G, devant l'Américain Andrew Weibrecht, médaillé d'argent, et deux médaillés de bronze ex-aequo, le Canadien Jan Hudec et l'Américain Bode Miller.

A 36 ans, Miller qui a décroché son 6e --et sûrement dernier-- podium aux JO, est le plus vieux médaillé olympique en ski alpin. En pleurs dans l'aire d'arrivée, il a dédié sa victoire à son frère Chelone, décédé en avril 2013.

Un Norvégien, deux Américains, et un Canadien sur un podium un peu particulier... Il manquait peut-être un Suisse et un Autrichien, tant les deux nations ont dominé les épreuves de vitesse (messieurs et dames), s'offrant deux médailles d'or chacun.

Au rayon déception... D'abord les Français, qui en six courses n'ont jamais fait mieux que la 11e place. Et sur le plan individuel, le Norvégien Aksel Lund Svindal, hégémonique sur le circuit de la Coupe du monde depuis le début de l'hiver, qui a abandonné son titre olympique de super-G en terminant à la 7e place.

Accidents en série

Très polyvalent, Svindal, 31 ans, pourra éventuellement se rattraper en géant mercredi, avant l'ultime épreuve, le slalom, samedi 22 février, à la veille de la clôture des JO.

Le doux soleil du Caucase a également salué la médaille d'or de la Tchèque Eva Samkova en snowboardcross, devant la Canadienne Dominique Maltais et la Française Chloé Trespuch.

Le snowboardcross ? Une discipline joyeuse en apparence, où six concurrent(e)s, au départ sur la même ligne, avalent 750 m de bosses, sauts et obstacles. Comme dans la cour de récréation, le premier arrivé a gagné.

Mais sous le côté fun, bruits et couleurs, les risques affleurent, comme le montrent les nouveaux accidents survenus dimanche. Le plus spectaculaire a eu lieu dans la matinée, où une concurrente américaine Jacqueline Hernandez a lourdement chuté sur la tête. Elle est restée inerte quelques instants, avant de retrouver ses esprits et d'être évacuée sur une civière. Apparemment consciente.

La veille, dans la discipline cousine du skicross, une concurrente russe Maria Komissarova s'est fracturé la colonne vertébrale... Elle a été opérée pendant plus de six heures samedi. Dans un état qualifié de "stable mais sérieux", elle a été transférée dimanche dans un hôpital spécialisé à Munich en Allemagne.

Le record attendra

Plus placide, le ski de fond... Mais sûrement plus physique. Dans une ambiance survoltée, la Suède a remporté le relais messieurs 4x10 km en ski de fond, au lendemain de son succès chez les femmes, un doublé jamais vu depuis 1972.

Les Suédois l'ont emporté devant les Russes qui, sous le regard de Vladimir Poutine chaussé de lunettes de soleil, ont résisté aux Français pour décrocher la médaille d'argent.

Mais le président russe a pu ôter ses verres dans l'heure suivante, lorsque le brouillard a envahi le plateau de Laura, contraignant les organisateurs d'abord à reculer d'une heure puis à reprogrammer à lundi (10h00 locales, 06h00 GMT) le biathlon (mass-start) prévu en soirée.

En résumé, le duel entre le Français Martin Fourcade, déjà double champion olympique, et Ole Einar Bjoerndalen a été reporté de quelques heures.

Si le brouillard se lève et s'il monte sur le podium, comme en sprint (1er), le Norvégien deviendra l'athlète le plus médaillé de l'histoire des jeux Olympiques d'hiver, alors qu'il partage pour le moment ce statut avec son compatriote fondeur Björn Daehlie (12 médailles).

pga/el