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16/02/2014 10:46 EST | Actualisé 18/04/2014 05:12 EDT

Des dizaines de mineurs pris au piège en Afrique du Sud, les secours à l'oeuvre

Des dizaines de mineurs, plus de 200 selon certaines informations, étaient pris au piège dimanche dans une mine d'or illégale à l'est de Johannesburg et de l'eau et de la nourriture ont pu leur être acheminées, ont déclaré des services de secours.

"Nous sommes entrés en communication avec une trentaine de mineurs coincés. Ils nous dit qu'il y en avait 200 autres en dessous d'eux", a déclaré à l'AFP Werner Vermaak, porte-parole de l'organisation privée de secours d'urgence ER24.

Le porte-parole n'a pas été en mesure de confirmer par lui-même la présence des 200 autres mineurs et des responsables municipaux n'ont de leur côté corroboré que le chiffre d'une trentaine de personnes prises au piège.

Les mineurs étaient descendus samedi dans la mine exploitée illégalement, creusée derrière un stade de cricket, dans le quartier de Benoni. Ils n'ont pas pu ressortir en raison de la chute d'un bloc de rocher qui a bloqué l'issue du puits.

"Nous sommes en train de tenter de les secourir", a déclaré à l'AFP le porte-parole des services de secours de la municipalité d'Ekurhuleni, Roggers Mamaila, dont fait partie Benoni.

Des équipements lourds ont été amenés sur place et un gros bloc a pu être enlevé. Mais de plus petits rochers obstruaient toujours l'entrée de la mine, empêchant les secouristes de descendre et sortir les victimes du puits.

De l'eau et de la nourriture ont cependant été descendues pour les mineurs à l'aide d'une corde.

"On a pu remettre de la nourriture et de l'eau aux mineurs mais les sortir s'avère très difficile en raison de la quantité de gravats accumulés à l'entrée, a dit M. Vermaak.

"Un mort est un mort de trop"

L'alerte a été donnée par des policiers en patrouille. Ils ont été informés par un passant qui avait entendu des cris en provenance du sous-sol.

Selon la radio publique SABC, les mineurs ont été piégés après avoir été dépouillés de leur or samedi après-midi par un gang. Aucune enquête n'a cependant encore été ouverte, a déclaré la police.

Les accidents de mines sont relativement fréquents en Afrique du Sud, un pays riche en minerais et dont les mines sont les plus profondes du monde, qu'elles soient exploitées légalement ou non.

Huit mineurs au moins ont été retrouvés morts il y a deux semaines après un incendie provoqué par une secousse tellurique dans une mine d'or à l'ouest de Johannesburg.

En juillet 2009, neuf travailleurs avaient été tués par une chute de pierres dans une mine de platine. La même année, 82 personnes qui cherchaient de l'or dans un puits désaffecté avaient été tuées par un incendie.

La ministre des Mines, Susan Shabangu, avait déploré jeudi dernier le nombre élevé de victimes dans les mines, y compris dans le secteurr formel, où quatorze morts ont été enregistrés depuis le début de l'anné.

"Un mort est un mort de trop", a-t-elle dit.

Le secteur minier sud-africain est par ailleurs agité depuis le 23 janvier par une grève pour augmentation de salaire qui mobilise quelque 80.000 mineurs employés par les trois premiers producteurs mondiaux de platine.

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