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15/02/2014 11:25 EST | Actualisé 17/04/2014 05:12 EDT

Syrie: les pourparlers ont été interrompus et leur reprise demeure incertaine

GENEVE, Suisse - Le médiateur de l'ONU et de la Ligue arabe, Lakhdar Brahimi, a mis un terme au dialogue direct entre le gouvernement syrien et l'opposition, samedi, sans avoir pu trouver un moyen de dénouer l'impasse dans les négociations.

Les échanges ont duré moins de trente minutes pendant cette journée, ce qui a semé de sérieux doutes quant à l'avenir du processus de paix.

Pour le moment, aucune date n'a pu être fixée pour la reprise des pourparlers.

En conférence de presse, M. Brahimi a expliqué que les deux camps s'entendaient pour dire que leur prochaine rencontre devrait s'articuler autour de quatre points principaux: freiner la violence et le terrorisme, créer une autorité gouvernementale de transition, bâtir des institutions nationales et favoriser la réconciliation.

Pour éviter de perdre un temps précieux au moment de la relance des discussions, il a proposé un ordre du jour.

Si le plan du médiateur avait reçu l'aval des deux parties, la première journée de travail aurait été axée sur les moyens d'endiguer la violence et le terrorisme, ce qui représente la principale préoccupation du régime syrien, alors que la seconde aurait porté sur la façon d'instaurer un appareil gouvernemental transitoire, ce qui constitue la revendication numéro un des opposants au président Bachar Al-Assad.

Or, le camp gouvernemental a refusé de se plier à ce plan de match selon Lakhdar Brahimi.

Visiblement déçu de la tournure des événements, M. Brahimi a présenté ses excuses au peuple syrien.

De son côté, l'ambassadeur syrien à l'ONU, Bashar Jaafari, a lancé que son gouvernement a la ferme intention de regagner la table des négociations. Il a précisé que le régime a promis à la population de retourner à Genève tant que les pourparlers n'auront pas donné de résultats permettant de stopper le bain de sang en Syrie.