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15/02/2014 09:01 EST | Actualisé 17/04/2014 05:12 EDT

Syrie: instruction religieuse pour 200 hommes détenus à Homs (gouverneur)

Près de 200 hommes, évacués des secteurs rebelles de Homs et retenus par les services de sécurité, vont recevoir des cours de religion pour "modifier leur interprétation erronée de l'islam", a affirmé samedi le gouverneur de cette province du centre de la Syrie.

Au moins 1.370 civils, en majorité des femmes, des enfants et des personnes âgées sont sortis de l'enclave rebelle assiégée depuis près de deux ans depuis la semaine dernière en vertu d'un accord entre le régime syrien et les rebelles négocié par l'ONU.

Parmi eux, des dizaines d'hommes ont été immédiatement interpellés par les forces du régime, suscitant l'inquiétude de la communauté internationale.

"Durant quatre jours, pendant que leur dossier continue à être examiné par les autorités compétentes, ceux qui sont toujours gardés à vue vont recevoir des cours d'instruction religieuse par des imams afin de modifier leur interprétation erronée de l'islam", a déclaré le gouverneur, Talal Barazi.

Le régime accuse les rebelles d'être des extrémistes musulmans agissant selon les préceptes du wahhabisme et ne fait aucune différence entre les rebelles modérés et les jihadistes.

En outre, a précisé M. Barazi, des psychologues et des sociologues vont "leur offrir un soutien pour se réadapter et des membres de l'ONU vont leur dispenser des cours sur les droits de l'Homme".

Selon lui, sur les 390 qui sont sortis du réduit rebelle, 179 ont été relâchés par les services de renseignements et 32 devaient l'être samedi, soit au total 211.

L'ONU a indiqué jeudi que 430 hommes âgés de 15 à 55 ans avaient été arrêtés pour être interrogés à leur sortie de la vieille ville de Homs et 181 ont ensuite été libérés.

Parmi ces derniers, 111 ont été relâchés mercredi et 70 jeudi.

"Nous pensons qu'il reste environ 2.000 personnes dans la vieille ville de Homs", a indiqué le porte-parole des Nations unies Martin Nesirky.

M. Barazi, qui a expliqué que la "quasi-totalité de l'aide humanitaire avait été distribuée" n'a pas précisé si cette opération allait se poursuivre ni si l'évacuation continuerait.

rim/sk/vl