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15/02/2014 03:43 EST | Actualisé 16/04/2014 05:12 EDT

Sotchi 2014: Marie-Michèle Gagnon savoure une petite victoire personnelle au super-G féminin

AFP

KRASNAÏA POLIANA, Russie - Il y a les victoires qui comptent au classement des médailles, mais il y a aussi les petites victoires personnelles. Marie-Michèle Gagnon en a signé une dans la deuxième catégorie, samedi, à l'occasion du super-G féminin des Jeux olympiques de Sotchi.

Même si la skieuse de Lac-Etchemin a raté la deuxième de 43 portes du tracé de 2,1 km, elle estime qu'elle a bien fait de participer à la course, moins d'une semaine après avoir subi une luxation à l'épaule gauche.

«C'est comme une victoire d'avoir pris le départ et de n'avoir eu aucun doute, a affirmé Gagnon, qui croyait encore jeudi qu'elle éviterait le super-G afin de se concentrer sur les épreuves techniques de la semaine prochaine. J'ai pris cette décision (vendredi, après l'entraînement) parce que je savais que j'étais prête. J'ai vu une progression à l'entraînement. Je n'avais pas peur d'attaquer les portes.

«Je me suis dit, 'Pourquoi pas?' Les entraîneurs étaient d'accord. Même la physio ne voyait aucune raison de ne pas le faire.

«Partir tôt aurait pu me donner l'avantage de profiter d'une belle neige», a par ailleurs dit Gagnon du fait qu'elle a été la cinquième skieuse à prendre le départ par une température qui approchait les 10 degrés Celsius.

Ça s'est plutôt retourné contre elle, alors que sept des huit premières skieuses à s'élancer ont raté une porte. En tout, 18 concurrentes ont effectué une sortie de piste, dont la Canadienne Larisa Yurkiw.

Gagnon a noté que cela arrive parfois en Coupe du monde. Mais samedi, elle a plutôt attribué les difficultés des dossards 1 à 8 à l'inexpérience des ouvreurs de piste.

«Ils ne sont pas du même niveau que ceux de la Coupe du monde, qui skient en Coupe d'Europe. Ceux d'ici aux Jeux, sans dire qu'ils sont mauvais, n'ont pas le même niveau et on ne peut pas se fier à eux pour nous donner une idée de la bonne ligne à emprunter (en fonction des conditions du jour), a-t-elle expliqué. Il a fallu attendre que des filles descendent et y aillent à fond.»

«Il y avait une grande différence dans les conditions de neige en haut et en bas, a expliqué Marie-Pier Préfontaine, qui a profité de son dossard no 31 pour s'ajuster et décrocher une 20e place. En haut, c'était glacé mais surtout très à pic, alors il fallait que tu sois réveillée et que tu attaques la ligne assez vite. Et en bas, les filles se faisaient surprendre par la neige molle. Elles se retrouvaient trop bas par rapport à la porte.»

Gagnon a corroboré.

«Je me suis donnée de la place dans la première porte, puis quand je suis arrivée (à la deuxième), j'ai constaté que je ne m'étais pas donnée assez d'élévation, que je n'avais pas été assez active sur mes skis, a indiqué Gagnon. Je pesais sur mes skis et je me disais, 'allez, allez'... Mais la pente était si inclinée qu'il fallait vraiment être forte avec le pied gauche (pour corriger sa ligne).»

Les skieuses de premier plan ont profité de leurs rangs de départ en milieu de peloton pour s'adapter, et Anna Fenninger a permis à l'Autriche de continuer à dominer l'épreuve féminine du super-G aux JO.

Fenninger, qui est présentement classée troisième du super-G en Coupe du monde, a récolté la médaille d'or en complétant le tracé du Centre alpin Rosa Khutor en une minute et 25,52 secondes. L'Autrichienne de 24 ans s'est retrouvée avec une priorité de 0,55 seconde sur l'Allemande Maria Hoefl-Riesch, qui n'a pas remporté un super-G depuis le mois de février 2011, et de 0,66 seconde sur une autre Autrichienne, Nicole Hosp.

Cette médaille d'or de Fenninger survient après les victoires de Michaela Dorfmeister à Turin en 2006, et d'Andrea Fischbacher en 2010 à Vancouver, dans la même discipline.

Même si Gagnon a été incapable de compléter une deuxième course en autant de sorties jusqu'ici aux Jeux de Sotchi — lundi, elle a chuté après avoir enfouché une porte lors de la manche de slalom du super-combiné —, elle n'avait aucun regret. Elle estime avoir progressé chemin faisant vers les épreuves de slalom géant et de slalom, qui auront lieu mardi et vendredi, respectivement.

«Je suis satisfaite d'avoir été au départ, d'avoir été vraiment prête. C'est derrière moi, je n'aurai pas à vivre ça au slalom géant, a souligné la Québécoise de 24 ans, une spécialiste des épreuves techniques. Ce n'est pas allé comme je voulais aujourd'hui, mais en même temps je suis vraiment contente d'avoir surmonté cette épreuve-là.»

Le chrono de 1:28,67 de Préfontaine l'a laissée à 3,15 secondes de la gagnante.

«Après avoir regardé les dix premières skieuses, je suis montée (à l'aire de départ). Je voulais rester concentrée sur ce que j'avais à faire, a commenté l'athlète de Saint-Sauveur. Après avoir discuté avec les entraîneurs, je savais quelle ligne prendre, c'était vraiment clair. Étant donné que j'ai vu les premières skieuses tomber, je savais à quoi m'attendre en ce qui concerne les conditions de neige.»

La Québécoise de 25 ans n'a fini qu'à quatre rangs de son meilleur résultat à vie en super-G, elle qui est plus à l'aise en slalom géant. Elle sera ailleurs au départ de cette épreuve, mardi, tout comme Gagnon.

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