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15/02/2014 10:52 EST | Actualisé 17/04/2014 05:12 EDT

Londres juge le régime de Damas responsable de l'échec des négociations sur la Syrie

Le ministre britannique des Affaires étrangères, William Hague, a jugé responsable le régime de Bachar-al-Assad de l'échec des négociations à Genève entre l'opposition et le gouvernement syriens, qui, selon lui, représente "un sérieux revers".

"L'impossibilité de s'entendre sur le programme des prochaines sessions de négociations (...) représente un sérieux revers en vue de trouver la paix en Syrie, et la responsabilité en incombe directement au régime d'Assad", a déclaré M. Hague dans un communiqué.

Les commentaires du médiateur de l'ONU, Lakhdar Brahimi, lors de sa conférence de presse samedi matin "mettent clairement en évidence que le régime a refusé de discuter d'une autorité gouvernementale de transition, un sujet qui est au coeur des négociations et qui représente un moyen essentiel de mettre fin au conflit", a poursuivi le chef de la diplomatie britannique.

L'échec de ces négociations "peut marquer la fin de la route. Mais avec la guerre en Syrie qui, chaque jour, fait toujours plus de morts et cause toujours plus de dégâts, nous avons le devoir, vis-à-vis du peuple syrien, de tout faire pour enregistrer des progrès en vue d'une solution politique", a-t-il encore dit, apportant son "plein soutien à Lakhdar Brahimi".

Londres a par ailleurs estimé qu'il était désormais encore "plus urgent de parvenir à s'entendre sur une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU pour répondre à la souffrance humanitaire consternante en Syrie". "Les habitants des régions syriennes assiégées et de nombreuses zones du pays qui ne reçoivent pas d'aide ne peuvent pas attendre", a estimé M. Hague.

Après le refus, selon Lakhdar Brahimi, de la délégation du gouvernement syrien d'appliquer l'ordre du jour, le médiateur de l'ONU a mis fin samedi aux discussions inter-syriennes qui étaient dans l'impasse depuis trois semaines à Genève et n'a fixé aucune date pour une reprise.

Le conflit syrien qui dure depuis trois ans a fait plus de 140.000 morts, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), une organisation non-gouvernementale syrienne qui s'appuie sur un large réseau de sources médicales et de militants à travers le pays.

bed/jeb