NOUVELLES
15/02/2014 05:53 EST | Actualisé 17/04/2014 05:12 EDT

"La Grèce a servi de cobaye" en Europe, selon le chef de la gauche radicale

Le Grec Alexis Tsipras, candidat à la présidence de la Commission européenne au nom de la gauche européenne (PGE), accuse les dirigeants européens d'avoir fait de la Grèce "un cobaye" en lui imposant des économies drastiques qui étranglent la population, samedi dans la presse allemande.

"La Grèce a servi de cobaye", affirme le chef du principal parti d'opposition Syriza (gauche radicale) dans un entretien au quotidien Süddeutsche Zeitung. "Avec cette thérapie de choc (imposée à la Grèce par ses créanciers), on a voulu tester ce qu'un peuple pouvait endurer".

Lorsque le premier plan d'aide à la Grèce a été adopté en 2010, "le déficit public de la Grèce atteignait 120% du Produit intérieur brut (PIB). Aujourd'hui il a grimpé à 175%", a-t-il souligné.

"C'est absurde. Nous devions épargner afin de ne pas avoir besoin de nouveaux crédits mais les programmes d'économie n'ont fait que créer de nouveaux besoins de crédits", selon lui.

La Grèce a été placé en 2010 sous assistance financière de la Troïka UE-BCE-FMI qui lui a accordé deux programmes de prêts d'un montant total de 240 milliards d'euros pour éviter la faillite. En échange, des mesures draconiennes d'économie qui pèsent lourdement sur le quotidien de la population lui ont été imposées.

A un peu plus de trois mois des élections européennes et de scrutins régionaux et municipaux en Grèce, Syriza est le favori des sondages dans un pays où le chômage culmine actuellement à 28%.

Depuis la forte percée de son parti aux élections grecques en 2012, Alexis Tsipras a vivement critiqué la chancelière allemande Angela Merkel, accusée d'avoir privilégié la rigueur en Europe aux dépens des populations.

yap/ros