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15/02/2014 07:58 EST | Actualisé 17/04/2014 05:12 EDT

JO-2014 - Super-G messieurs: Svindal et Miller n'ont plus le temps

Le Norvégien Aksel Lund Svindal, sacré en 2010, abat son joker dimanche à Rosa Khoutor lors du super-G des jeux Olympiques de Sotchi, avec également à l'affiche l'Américain Bode Miller, frustré par ses résultats depuis le début des compétitions.

"J'étais très déçu après la descente (4e), mais là encore plus, a lâché vendredi Svindal, huitième du super-combiné. J'ai vraiment besoin de faire le point et de me retrouver", a soupiré le Viking.

C'est que, depuis les Mondiaux 2007 à Are (Suède), où il avait réalisé le doublé en or descente-slalom géant, Svindal est toujours monté sur le podium aux Championnats du monde. Aux Jeux de Vancouver-2010, il avait croqué les trois couleurs (or en super-G, argent en descente et bronze en slalom géant).

Lauréat de quatre petits globes en super-G, la discipline d'instinct qui exalte sa science des courbes, le quintuple champion du monde est bien M. super-G.

Pourtant, ce ne sera pas facile pour le géant (1,96 m) d'Oslo, tant les appétits sont aiguisés chez beaucoup de ses adversaires, chez Miller en premier lieu.

Le skieur de la Côte Est tire également sa dernière cartouche, même si, comme Svindal d'ailleurs, il a une petite chance de médaille en slalom géant, mercredi prochain.

-Désarroi de Miller-

Depuis sa déconvenue en descente (8e), dont il avait dominé les entraînements, le funambule du New Hampshire se fait une idée fixe de la neige ramollie par la chaleur. "Elle nivèle les valeurs", se plaint-il. Et ses digressions sur les détails techniques disent autant sa science du pilotage que son désarroi. Sixième vendredi du super-combiné, Miller joue gros dimanche. Et le départ avancé d'une heure, de 11h00 à 10h00 locales (07h00 à 06h00), pour préserver la piste, n'est pas de nature à réconforter le vétéran (36 ans).

Christof Innerhofer est sur la même longueur d'onde. "Sur cette neige, il m'est difficile d'évoluer sur mon ski extérieur, qui est ma marque de fabrique", rappelle l'Italien, médaillé d'argent en descente dimanche dernier. Pourtant, le skieur du Haut-Adige aborde la dernière étape de son triptyque aux Jeux avec un tout autre état d'esprit que celui manifeste par Miller.

Innerhofer a plus que rempli son contrat avec deux médailles, dont "le bronze inattendu" du super-combiné. Il peut désormais répéter l'embellie des Mondiaux 2011 à Garmisch-Partenkirchen (Allemagne), où il était devenu +Winnerhofer+. En Bavière, il avait récolté trois médailles, chacune d'un métal différent.

Or de la descente, Le jeune Autrichien Matthias Mayer, n'est pas pour autant rassasié.

Déjà nantie de deux ors -Dominique Gisin en descente, ex aequo avec la Slovène Tina Maze, et Sandro Viletta, roi du super-combiné -, la Suisse compte sur Carlo Janka et Patrick Küng.

Pour chasser le spectre du +zéro médaille+ des Jeux de Vancouver, la France s'en remet à Adrien Théaux.

asc/el