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14/02/2014 11:02 EST | Actualisé 16/04/2014 05:12 EDT

Zambie: le fils de l'ex-président Banda condamné pour corruption par une firme italienne

Le fils de l'ancien président zambien Rupiah Banda, qui a fait carrière dans la diplomatie, a été condamné vendredi à deux ans de prison ferme pour une affaire de corruption impliquant l'entreprise italienne de BTP et mines Fratelli Locci.

Andrew Banda, 53 ans, avait été arrêté en mai 2012, poursuivi pour corruption et recel de biens acquis par de l'argent sale et était passible d'une peine allant jusqu'à dix ans ferme.

Le juge Joshua Banda a indiqué en rendant son jugement qu'il avait tenu compte des circonstances atténuantes mises en avant par la défense, notamment le fait que le délit était commis pour la première fois.

M. Banda, présent à l'audience, a pris la nouvelle avec calme. Il a la possibilité de faire appel mais n'a voulu faire aucun commentaire à sa sortie du tribunal.

L'ancien ambassadeur-adjoint en Inde et premier secrétaire de la représentation zambienne en Italie était accusé de s'être servi une commission de 2% sur les sommes facturées par Fratelli Locci pour construire des routes.

Le tribunal lui a aussi reproché de n'avoir pas pu démontrer l'origine non frauduleuse d'une somme de 360 millions de kwachas anciens (48.000 euros environ).

Banda père est aussi sous le coup de poursuites pour corruption.

Depuis son arrivée au pouvoir en 2011, le président Michael Sata a accéléré la lutte contre la corruption mais il est accusé de s'en servir comme prétexte pour abattre l'opposition.

L'administration Sata a tenté de poursuivre aussi le frère d'Andrew, Henry, qui a quitté la Zambie quand son père a perdu le pouvoir en 2011 et vit en Afrique du Sud.

Mais Interpol a annulé une demande d'arrestation de Henry Banda, la jugeant politiquement motivée, a déclaré à l'AFP son porte-parole, Richard Elsen.

"Interpol a retiré sa +notice rouge+ contre Henry Banda parce que les autorités zambiennes n'ont en fait formulé aucune accusation contre lui", a dit le porte-parole.

"La demande du gouvernement de Zambie a été jugée comme étant basée sur des considérations politiques en violation des règles strictes d'Interpol", a ajouté M. Elsen.

Interrogés par l'AFP sur l'existence ou non d'un mandat d'arrêt national contre Henry Banda, des responsables zambiens n'ont pas été en mesure de répondre samedi.

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