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14/02/2014 02:43 EST | Actualisé 15/04/2014 05:12 EDT

Yémen: la police recherche 29 évadés d'une prison, dont 19 "terroristes"

La police yéménite recherchait vendredi 29 détenus, dont 19 membres présumés d'Al-Qaïda, qui se sont évadés la veille lors d'une attaque armée contre la prison centrale à Sanaa, a annoncé le ministère de l'Intérieur.

Au total, "29 détenus condamnés dans diverses affaires terroristes et pénales ont réussi à s'évader par une brèche ouverte dans le mur d'enceinte de la prison", a ajouté un porte-parole du ministère cité par l'agence officielle Saba.

"Dix-neuf de ces évadés" étaient détenus pour des "actes terroristes", a ajouté le porte-parole.

L'attaque a été menée "par un groupe terroriste", a-t-il encore dit en référence à Al-Qaïda, très actif au Yémen, précisant que 7 membres des forces de sécurité avaient été tués et 4 autres blessés dans l'attaque.

Des responsables de sécurité avaient fait état en outre jeudi soir de la mort de 3 hommes armés.

Les assaillants ont fait exploser une voiture piégée contre l'enceinte de la prison, ouvrant une brèche de 5 mètres de diamètre, avant d'attaquer aux roquettes RPG plusieurs positions des gardiens de l'établissement carcéral, a indiqué le porte-parole du ministère.

L'échange de tirs qui a suivi a permis aux 29 détenus de s'évader, a-t-il expliqué.

Cette prison compte quelque 5.000 détenus, selon des responsables des services de sécurité.

En octobre, les forces de sécurité avaient mis en échec une tentative d'évasion de quelque 300 détenus d'Al-Qaïda, qui s'étaient mutinés dans une autre prison de Sanaa. Plusieurs gardiens et détenus avaient été blessés mais personne n'avait été tué.

Nasser Al-Wahichi, le chef d'Al-Qaïda dans la Péninsule arabique (Aqpa), avait promis en août de faire libérer ses partisans détenus dans les prisons du pays.

Il s'était lui-même évadé d'une prison de Sanaa en février 2006 avec 22 autres membres du réseau terroriste, en creusant un tunnel de 44 mètres entre leur cellule et une mosquée voisine.

Aqpa a profité de l'affaiblissement du pouvoir central en 2011, à la faveur de l'insurrection populaire contre l'ancien président Ali Abdallah Saleh, pour renforcer son emprise dans le pays, s'emparant par moment de villes entières.

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