NOUVELLES
14/02/2014 06:32 EST | Actualisé 16/04/2014 05:12 EDT

Un candidat français d'extrême droite évincé en raison d'un tatouage néo-nazi

Un candidat du parti d'extrême droite français Front national aux élections municipales de mars a été exclu après la diffusion de photos le montrant avec un tatouage néo-nazi, a annoncé vendredi un responsable politique local de cette formation.

"Suite à la légitime émotion suscitée en interne par le tatouage d'un sympathisant du Front national de Châteauroux (centre), il a été décidé que Bastien Durocher ne figurerait pas sur la liste du Rassemblement bleu Marine", a indiqué Matthieu Colombier, tête de liste locale, dans un communiqué.

M. Durocher, 25 ans, a été montré portant sur le bras gauche un tatouage reproduisant fidèlement le blason de la division Charlemagne de la Waffen-SS, qui était composée de volontaires français.

M. Colombier avait dans un premier temps indiqué jeudi "ne pas lui retirer (sa) confiance" et maintenir le candidat sur sa liste.

La décision du Front National de finalement écarter ce candidat semble s'inscrire dans la stratégie de dédiabolisation du parti suivie depuis plusieurs années par sa présidente, Marine Le Pen.

Bastien Durocher a assuré vendredi dans l'édition du quotidien régional La Nouvelle République que ce tatouage était une "erreur de jeunesse". "J'ai d'ailleurs un rendez-vous le 4 mars pour faire enlever ce tatouage. J'avais 19 ans", a-t-il fait valoir.

Les photos, des captures d'écran, sont diffusées par le site internet du groupe "Résistance antifasciste de l'Indre" (Rafi) qui dénonce également les opinions racistes du candidat, voire des appels au meurtre de musulmans ou d'étrangers.

"Il ne faut pas prendre tout au premier degré", s'est défendu le militant d'extrême droite.

Plus d'un tiers des Français (34%) affirme adhérer "aux idées du Front national", un chiffre en constante hausse depuis trente ans, selon un baromètre d'image de ce parti d'extrême droite publié cette semaine dans plusieurs médias français.

Les résultats de ce sondage s'inscrivent dans un contexte de montée en puissance des populismes en Europe comme l'illustre le récent référendum en Suisse, où 50,3% des électeurs ont approuvé dimanche une limitation de l'immigration.

dro-phs/bar/ial/prh/pt