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14/02/2014 01:30 EST | Actualisé 16/04/2014 05:12 EDT

Trois commissions scolaires désaffiliées: déception à la FCSQ

MONTRÉAL - La Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ) «s'explique mal» la désaffiliation prochaine de trois commissions scolaires et appelle celles-ci à revenir dans son giron.

La perspective de réintégrer l'organisme ne semble cependant pas tenter la Commission scolaire des Grandes-Seigneuries (CSDGS), dont le conseil des commissaires a adopté mardi à la majorité une résolution stipulant qu'elle mettra fin à son affiliation, citant des «divergences de valeurs et de vision au sujet de décisions prises par la FCSQ».

La bougie d'allumage du mécontentement au sein du réseau fut la décision d'octroyer une indemnité de transition à la présidence de la FCSQ, a exposé en entrevue téléphonique Marie-Louise Kerneïs, présidente du conseil des commissaires de la CSDGS.

«C'était dans le contexte où, au printemps, nous travaillions à trouver une façon de boucler nos budgets et qu'en même temps, aussi, nous avions cette réduction de l'allocation (provenant) de la taxe scolaire», a-t-elle expliqué, parlant d'un «manque de sensibilité politique».

Mais la décision découle davantage d'une question de principe, puisque le montant de la prime en question — 9300 $ par année de service, jusqu'à un maximum de six ans, donc 55 800 $ — n'est pas exactement pharaonique, a reconnu Mme Kerneïs.

Une fois l'onde de choc passée, la réflexion qui s'en est suivie a permis aux commissaires d'en venir à la conclusion que les intérêts des élèves et du milieu n'étaient pas représentés en tenant compte de leurs particularités, a-t-elle poursuivi.

Par exemple, lorsque le premier ministre Jean Charest avait énoncé la volonté de son gouvernement d'implanter l'anglais intensif en sixième année dans l'ensemble de la province, la FCSQ ne savait pas trop sur quel pied danser.

«Ce n'est pas la faute de la fédé; il faut être clair avec ça, a tenu à préciser Mme Kerneïs. C'est la composition même du conseil général qui fait que, lorsque vient un sujet pointu, on est dans l'incapacité d'avoir une position ferme parce que chacun a des différences.»

Dans un communiqué publié vendredi, la présidente de la FCSQ, Josée Bouchard, a dit «mal s'expliquer» la décision, plaidant que l'union fait la force et faisant valoir que le contexte actuel de compressions budgétaires commandait plutôt la solidarité.

Elle a en outre établi un parallèle entre les commissions scolaires et les villes — dont Québec et Montréal — qui avaient choisi de faire cavalier seul avant de finalement réintégrer l'Union des municipalités du Québec (UMQ).

En vertu des règlements du regroupement, qui représente toujours 57 commissions scolaires, les membres ont jusqu'au 28 février pour confirmer leur intention de se désaffilier, a précisé la porte-parole de la FCSQ, Caroline Lemieux, en entrevue téléphonique.

L'actuelle présidente de la FCSQ n'était pas disponible pour une entrevue, vendredi, a précisé Mme Lemieux.

Les désaffiliations entreront en vigueur le 31 mars prochain.