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14/02/2014 04:12 EST | Actualisé 15/04/2014 05:12 EDT

Sotchi 2014: les costumes et paillettes du patinage artistique

ASSOCIATED PRESS
Jayne Torvill and Christopher Dean perform the routine which gave them the first, and so far only, perfect score in Olympic skating history, Bolero, during an ice skating show in the Bosnian capital of Sarajevo Thursday, Feb. 13, 2014. Three decades after their gold medal-winning performance of Ravel's haunting masterpiece in 1984, Jayne Torvill, 54, and Christopher Dean, 55, returned to the ice Thursday, dancing the same routine at the same rink. The pair were invited to visit the city by the Mayors of Sarajevo and East Sarajevo, to celebrate the anniversary of the historic sporting moment. They skated at the same stadium in which they originally celebrated their Olympic victory, although the venue has been rebuilt after it was destroyed during the Bosnian war.(AP Photo/Amel Emric, Pool)

Que serait le patinage artistique sans ses strass et ses paillettes, ses tenues «flashies» ou dignes du bal des débutantes ?

Certaines patineuses ne cachent pas qu'elles ont d'abord été attirées par ces tenues à paillettes avant de se lancer dans une carrière sportive.

Certains, comme les danseurs français Nathalie Péchalat et Fabian Bourzat, dessinent eux-mêmes leurs tenues et ont une couturière attitrée, pour composer le vêtement associé au programme.

Mais la plupart travaille avec des couturiers renommés, installés notamment aux Etats-Unis. Ils donnent le thème de leurs programmes, reçoivent des croquis, font un choix et reçoivent ensuite la création qu'ils ajusteront.

Connu pour son excentricité vestimentaire sur le circuit, l'Américain Johnny Weir, qui a pris récemment sa retraite sportive, s'est reconverti en styliste et a créé les costumes du jeune prodige japonais, Yuzuru Hanyu.

Le budget peut évidemment varier en fonction de la tenue mais à titre d'exemple, la Française Maé Bérénice Meité a dépensé 5300 dollars (3900 euros) cette saison pour 4 tuniques.

En principe, chaque nouvelle saison apporte son lot de nouveaux programmes (courts et libres) et donc de tenues.

Tout est à peu près permis.

«Le costume n'entre pas en ligne de compte mais est évalué quand il est indécent, un excès de nudité, c'est-à-dire dégradant pour le patineur», explique le juge français Anthony Leroy.

«Certains costumes sont vraiment terribles, on est dans une discipline sportive avant tout, l'aspect trop théâtral n'est pas très apprécié. On ne cherche pas quelque chose d'académique mais il ne s'agit pas non plus d'avoir des grands froufrous qui peuvent ridiculiser l'athlète», poursuit ce juge de 37 ans.

Aux Championnats d'Europe 2010, les danseurs russes Oksana Domnina et Maxim Shabalin avaient patiné un programme inspiré de la culture aborigène australienne avec une tenue adéquate, mais à l'excès, et les visages grimés de peinture, ce qui a provoqué la colère des «Anciens» australiens.

Trois semaines plus tard, les favoris des JO-2010 terminaient sur la 3e marche olympique.

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