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14/02/2014 09:40 EST | Actualisé 16/04/2014 05:12 EDT

RDC: 22 militaires congolais et 230 rebelles ougandais tués depuis le 16 janvier (officiel)

Le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) a annoncé vendredi que 22 militaires congolais et 230 rebelles ougandais avaient été tués depuis le début d'une offensive de l'armée le 16 janvier contre la rébellion de l'ADF-Nalu, active dans l'Est.

"Le bilan provisoire des combats établi par l'état-major général des forces armées hier en fin de journée" fait état de "22 morts" et "68 blessés" du côté de l'armée congolaise, et "230 morts" du côté des rebelles ougandais de l'ADF-Nalu, a déclaré Lambert Mende, porte-parole du gouvernement, au cours d'une conférence de presse à Kinshasa.

"Il y a eu 65 armes individuelles récupérées", de même que "plusieurs téléphones portables", et "des produits pharmaceutiques en quantité importante" dont l'origine reste à déterminer, a ajouté M. Mende, également ministre de l'Information.

En outre, "on a aussi constaté que l'ennemi disposait d'un atelier de fabrication de bombes artisanales, ce qui confirme le caractère terroriste de l'ADF", a-t-il souligné.

La rébellion ADF-Nalu (Alliance des forces démocratiques et de l'Armée nationale pour la libération de l'Ouganda) est née au milieu des années 1990 de la fusion de deux groupes armés opposés au président ougandais Yoweri Museveni, au pouvoir depuis 1986.

Aujourd'hui uniquement composée d'islamistes, l'ADF-Nalu est dirigée depuis 2007 par Jamil Mukulu, chrétien converti à l'islam. Les Etats-Unis l'ont placée sur leur liste d'organisations terroristes dès 2001 et Jamil Mukulu est visé par des sanctions de l'ONU depuis 2011 et de l'Union européenne depuis 2012.

La rébellion est présente depuis 1995 dans la région des montagnes du Rwenzori, à la frontière avec l'Ouganda, où elle kidnappe des habitants avant de les endoctriner et mène des activités commerciales (exploitation illégale de bois, d'or...) avec le concours forcé ou volontaire de civils.

hab/mba