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14/02/2014 07:18 EST | Actualisé 16/04/2014 05:12 EDT

L'UE relance une campagne de tests à la recherche de viande de cheval frauduleuse

L'UE va mener au printemps une nouvelle campagne de tests ADN pour détecter l'éventuelle présence de viande de cheval dans des produits vendus comme viande de boeuf, a annoncé vendredi la commission européenne.

La Commission européenne avait coordonné un premier plan de contrôle de ce type en 2013, après le scandale déclenché en janvier par la découverte de viande de cheval dans toute une gamme de produits préparés en Europe. Environ 4,6% des produits testés avaient alors été épinglés comme contenant frauduleusement de la viande de cheval.

Cette nouvelle campagne, sur le principe de laquelle les Etats s'étaient alors entendus, sera menée "au printemps et les résultats seront rendus publics fin juillet 2014", a précisé la Commission dans un communiqué.

Les Etats disposeront d'une certaine flexibilité pour leur mise en oeuvre, entre le 21 avril et le 16 juin 2014, même si l'option de contrôles totalement inopinés n'a pas été retenue.

La Commission cofinancera ce contrôle sur la base d'une contribution moyenne de 60 euros par tests et dans la limite d'une enveloppe de 145.440 euros, a précisé une source européenne. Au total, quelque 2.300 échantillons d'une large gamme de produits, collectés chez les distributeurs, devront être contrôlés.

"Même si cette fraude alimentaire n'a pas eu d'implications sanitaires, elle a suscité une très claire réaction des consommateurs en faveur d'un renforcement des contrôles", a souligné la Commission.

D'autres scandales à la viande de cheval ont entre temps été révélés. Le dernier en date, en décembre, portant sur la commercialisation dans le sud de la France de viande chevaline identifiée comme telle, mais provenant d'animaux non-destinés à la filière alimentaire, car notamment utilisés pour des recherches pharmaceutiques.

Contrairement à la première campagne, les tests ne vont pas rechercher des traces de phénylbutazone dans la viande de cheval. La présence de cet anti-inflammatoire interdit dans l'alimentation humaine avait été décelée lors des contrôles de 2013 dans 0,5% des carcasses testées.

Depuis l'affaire des lasagnes au cheval, la France est en pointe pour exiger de l'UE la mise en place d'un étiquetage d'origine des viandes dans les plats préparés, afin de rétablir la confiance des consommateurs.

Le ministre délégué à l'Agroalimentaire, Guillaume Garot, est à nouveau venu plaider cette cause à Bruxelles jeudi auprès du commissaire à la Santé, Tonio Borg, dont les services sont jusque-là très réticents en invoquant le coût de telles mesures.

M. Borg s'est "engagé à prendre position" une fois que la question aura été débattue par les ministres et le parlement, au printemps, a indiqué M. Garto rendant compte de cette rencontre.

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