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14/02/2014 06:16 EST | Actualisé 16/04/2014 05:12 EDT

Libye: les autorités démentent des rumeurs sur un coup d'Etat

Les autorités libyennes ont démenti vendredi des rumeurs sur un coup d'Etat dans le pays après les déclarations d'un ex-général à la retraite appelant à la suspension du Parlement et du gouvernement.

Dans une vidéo publiée sur internet, Khalifa Haftar, un ancien commandant de la rébellion qui a renversé le régime de Mouammar Kadhafi en 2011, a annoncé une "initiative" prévoyant la suspension des autorités de transition, dans une déclaration qui prête à plusieurs interprétations.

Des rumeurs ont été propagées aussitôt sur les réseaux sociaux, faisant état d'un possible coup d'Etat en Libye.

"C'est un mensonge. La situation est sous contrôle et il n'y a aucun mouvement suspect", a déclaré à l'AFP le colonel Ali al-Chikhi, porte-parole du chef d'état-major de l'armée libyenne.

Le Premier ministre Ali Zeidan a qualifié les rumeurs de "ridicules", affirmant que M. Haftar "n'appartient pas à l'institution de l'armée".

"Il a été mis à la retraite", a précisé M. Zeidan, ajoutant que les institutions de l'Etat fonctionnaient normalement.

Dans la vidéo mise en ligne, Khalifa Haftar affirme que "le commandement de l'armée nationale libyenne annonce une initiative pour une feuille de route qui sera annoncée dans les prochains jours", en consultation avec les différentes parties.

Cette initiative, a-t-il dit, prévoit la suspension du Congrès général national (CGN, Parlement) et du gouvernement de transition et la formation d'une Commission présidentielle. "L'armée a décidé de réagir non pas pour gouverner mais pour préparer les conditions propices" à des élections.

On ignore pour le moment si l'ex-général libyen disposait d'un quelconque soutien dans les rangs de l'armée ou des ex-rebelles.

Originaire de l'est libyen, Khalifa Haftar faisait partie de l'armée du dirigeant déchu Mouammar Kadhafi mais avait fait défection à la fin des années 1980. Il est rentré en Libye après le déclenchement de la révolte pour rejoindre la rébellion après avoir passé près de 20 ans aux Etats-Unis.

ila/tp