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14/02/2014 02:58 EST | Actualisé 15/04/2014 05:12 EDT

Liban: la majorité des obstacles levés pour un gouvernement (responsables)

Le Premier ministre libanais désigné Tammam Salam doit présenter vendredi une liste de ses ministres au chef de l'Etat après la levée de la majorité des obstacles à la formation d'un gouvernement dont le pays est privé depuis 10 mois, selon son entourage.

Mais cette source n'était pas en mesure de dire si cette rencontre débouchera sur une annonce officielle de gouvernement.

Le Liban, pris dans un cycle de violences intermittentes liées au conflit en Syrie voisine, est en effet sans gouvernement depuis la désignation de Tammam Salam en avril 2013, en raison des divisions entre camps partisan et adversaire du régime syrien de Bachar al-Assad.

"La majorité des obstacles ont été levés", a indiqué à l'AFP un proche de M. Salam, en précisant que le Premier ministre désigné "se rend ce matin au palais présidentiel" pour soumettre "un projet de formation du gouvernement".

"Le président de la République Michel Sleimane attend M. Salam ce matin", a confirmé à l'AFP une source au palais présidentiel sans autre précision.

La formation du gouvernement bloquait sur les portefeuilles sensibles des Affaires étrangères et de l'Intérieur mais aussi sur des ministères impliquant de gros contrats comme l'Energie et les Travaux.

Mais au-delà des portefeuilles, c'est la division politique profonde qui entravait le processus.

D'après des sources partisanes des deux bords, le nouveau gouvernement doit réunir pour la première fois depuis trois ans le camp de l'ex-Premier ministre Saad Hariri et celui de son rival, le Hezbollah chiite.

M. Hariri est le chef de file du camp soutenant l'opposition syrienne tandis que le puissant parti armé du Hezbollah combat les rebelles syriens aux côtés de l'armée de Bachar al-Assad.

Le Liban, paralysé par l'absence de gouvernement, a été secoué par une série d'attentats ces derniers mois, notamment dans les fiefs du Hezbollah, des actes revendiqués par des groupes extrémistes sunnites qui affirment riposter à l'implication du Hezbollah chiite en Syrie.

Le 21 janvier, M. Hariri a affirmé qu'il était d'accord pour participer à un gouvernement comprenant des membres du Hezbollah, ce qui a constitué un revirement par rapport à ses précédentes déclarations hostiles à ce groupe.

Cinq membres de ce parti sont jugés par contumace près de La Haye pour le meurtre du père de M. Hariri, l'ex-dirigeant Rafic Hariri, tué il y a 9 ans jour pour jour dans un attentat à Beyrouth le 14 février 2005.

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