NOUVELLES
14/02/2014 11:50 EST | Actualisé 16/04/2014 05:12 EDT

Les grutiers de la FTQ nient avoir été payés à ne rien faire

Les grutiers syndiqués à la FTQ-Construction se défendent. Ils affirment qu'il est faux d'affirmer qu'ils ont été payés à ne rien faire sur le chantier hydroélectrique de Péribonka, en 2005-2006, comme l'a affirmé devant la commission Charbonneau l'enquêteur Michel Comeau.

En entrevue vendredi, le directeur de la section locale 791-G des grutiers, Evans Dupuis, a assuré qu'aucun grutier n'avait été payé à rien faire sur ce chantier lancé par Hydro-Québec. Il rapporte que les grutiers québécois avaient participé à l'entretien des grues, qu'ils ont changé des pièces sur les haveuses et qu'ils ont donné un coup de main pour monter ces imposantes grues.

Plus tôt cette semaine, l'enquêteur Comeau avait affirmé que 12 grutiers avaient été payés à ne rien faire, pour des périodes allant dans certains cas jusqu'à deux ans, parce qu'un litige était survenu avec l'entreprise allemande Bauer, qui voulait employer ses grutiers allemands sur le chantier québécois.

M. Dupuis confirme qu'une entente était intervenue entre la section locale concernée de la FTQ-Construction et Bauer permettant l'embauche de grutiers québécois. Il précise que cette entente prévoyait que les grutiers québécois soient formés sur la nouvelle technologie. Il reproche à Bauer de n'avoir pas respecté ce volet de l'entente. Il confirme que Bauer ne voulait même pas que les grutiers québécois travaillent sur ses grues.

M. Dupuis souligne aussi que ce sont les conventions collectives qui prévoient qu'à compter d'un certain tonnage, il doit y avoir deux grutiers par grue. Et il appartient aux employeurs, même étrangers, de respecter les conventions québécoises.