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14/02/2014 07:44 EST | Actualisé 16/04/2014 05:12 EDT

Les exportations de chocolat suisse ont rebondi en 2013

L'industrie du chocolat en Suisse a renoué avec la croissance en 2013, portée par un rebond des exportations malgré la cherté du franc suisse, selon les chiffres publiés vendredi par Chocosuisse.

L'an passé, les fabricants de la Confédération ont écoulé quelques 109.662 tonnes de chocolat hors du pays, ce qui correspond à une augmentation de 5,6 % sur un an, a indiqué dans un communiqué cette organisation professionnelle qui regroupe 18 fabricants helvétique de chocolat.

En valeur, les ventes hors de Suisse ont atteint 792 millions de francs suisses (647 millions d'euros), en hausse de 4,1%, la progression étant un peu moindre que celles des volumes en raison notamment de la cherté de la devise helvétique.

"Ce résultat est remarquable compte tenu du franc fort qui renchérit les produits chocolatiers suisses sur la plupart des marchés d'exportation".

Dans l'UE, où les ventes ont progressé de 18,5% en volumes mais de 5,2% en valeur, les performances ont cependant été contrastées d'un marché à l'autre.

Alors que l'Allemagne, la Belgique et l'Italie ont connu une progression exceptionnelle, les ventes se sont inscrites en baisse en France, aux Pays-Bas et en Autriche.

"On constate une amélioration du climat de consommation dans certains pays, mais pas dans tous", a indiqué à l'AFP Franz Schmid, le porte-parole de Chocosuisse lors d'un entretien téléphonique, soulignant que la situation restait difficile dans des pays comme la Grèce.

L'Union européenne constitue un marché important pour les fabricants de chocolat suisse. L'Allemagne contribue à elle seule à 24,7% du chiffre d'affaires à l'exportation, suivie par le Royaume Uni et la France, qui représentent respectivement 12,8% et 8% des ventes à l'étranger.

Comme d'autres organisations professionnelles, Chocosuisse se montre donc préoccupée par le vote sur la limitation de l'immigration.

"Pour notre industrie, cette décision a un goût amer alors que même notre chocolat est doux", a déclaré son porte-parole à l'AFP.

Selon lui, le verdict des électeurs suisses ne devrait toutefois avoir qu'un impact marginal sur les exportations.

"Ce n'est pas une carte de visite pour l'image d'une Suisse ouverte. Mais je ne pense pas pour autant que les gens à l'étranger vont arrêter de manger du chocolat suisse. Ce n'est pas parce qu'une décision politique en France ne nous plait pas que nous allons arrêter de boire du Bordeaux".

Le vote pourrait cependant compliquer la tâche des fabricants de chocolat pour embaucher du personnel hors des frontières de la Suisse.

"Notre industrie compte quelques 4.400 employés et nous avons beaucoup de collaborateurs issus de l'Union européenne, qui travaillent depuis longtemps chez nous et qui sont bien intégrés. Cette décision risque d'augmenter la charge administrative et de compliquer les recrutements", a-t-il souligné.

Franz Schmid a dit espérer que les autorités helvétiques parviennent à trouver une solution pour appliquer l'initiative sans mettre en danger les accords obtenus avec l'UE.

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