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14/02/2014 06:26 EST | Actualisé 16/04/2014 05:12 EDT

Les Etats-Unis vont avoir un représentant spécial pour l'Arctique

Les Etats-Unis vont se doter d'un représentant spécial pour l'Arctique, a annoncé vendredi le secrétaire d'Etat John Kerry, la région attisant les convoitises internationales de matières premières, notamment d'hydrocarbures.

"La région Arctique est la dernière frontière de la planète, une région qui revêt pour les Etats-Unis et pour le monde des intérêts gigantesques et croissants en termes géostratégiques, économiques, climatiques, environnementaux et de sécurité nationale", a résumé dans un communiqué M. Kerry.

Le chef de la diplomatie américaine a donc décidé que "le département d'Etat aurait bientôt un représentant spécial pour l'Arctique, un fonctionnaire de haut niveau qui jouera un rôle crucial pour faire avancer les intérêts des Etats-Unis", notamment dans la perspective de la présidence tournante du Conseil de l'Arctique qui reviendra à Washington en 2015.

M. Kerry n'a pas dit qui serait son émissaire, préférant insister sur "les grands défis de l'Arctique (qui) comptent énormément pour les Etats-Unis, notamment parce qu'ils touchent de près l'Alaska".

L'arctique intéresse de plus en plus la communauté internationale, alors que la hausse des températures fait fondre la banquise et ouvre de nouvelles routes de navigation, rendant plus facile l'exploitation de matières premières autrefois inaccessibles.

Depuis 2013 et pour deux ans, c'est le Canada qui préside le Conseil de l'Arctique, un Forum intergouvernemental rassemblant les riverains de l'Arctique (Canada, Danemark, Etats-Unis, Finlande, Islande, Norvège, Russie et Suède). Il promeut la coopération en matière de protection de l'environnement, d'exploitation pétrolière et minière, de trafic maritime, de pêche et de tourisme.

Début janvier, le Canada a lancé la construction de la première route reliant l'océan Arctique au continent américain, ce qui devrait accélérer l'exploration pétrolière et gazière dans cette région désertique.

En tout, le sous-sol de ce désert blanc pourrait contenir 22% des réserves mondiales d'hydrocarbures conventionnelles non découvertes, selon les Etats-Unis

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