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14/02/2014 05:10 EST | Actualisé 15/04/2014 05:12 EDT

Les besoins se font sentir pour les garderies à horaire prolongé

Pendant que la ministre de la Famille poursuit le déploiement des 28 000 places en garderie annoncées en 2012, des parents qui travaillent de soir ou de nuit réclament des places pour leurs enfants, adaptées à leurs horaires.

Des parents comme Philippe Bélanger cherchent désespérément une place en fin d'après-midi ou en soirée pour leur enfant.

« Ma conjointe travaille de jour, mais elle finit un peu plus tard. Moi, je travaille de soir à partir de la fin de l'après-midi. Donc, essentiellement, moi, j'ai besoin d'une place en garderie passé 15 h », fait-il savoir.

Il vient de trouver une place dans un centre de la petite enfance de Charlesbourg, L'Odysée du papillon, qui ouvrira en avril un service de garde le soir justement pour répondre aux besoins de certains parents ayant des horaires atypiques. Selon la directrice Janick Cyr, le besoin se faisait sentir.

« J'ai eu connaissance de gens qui ont eu à démissionner de leur emploi parce qu'ils n'avaient pas de place de soir, et là, ils sont à la recherche d'emploi et de places en garderie. C'est vraiment un besoin qui est présent », dit-elle.

L'engouement pour ses places en soirée est énorme. Depuis quelques jours déjà, Mme Cyr rencontre les parents qui auront la chance d'avoir une place pour leur enfant dans son service.

Janick Cyr souligne toutefois qu'offrir le service représente tout un défi logistique. « C'est beaucoup de logistique et je pense que c'est une des embûches pour laquelle ce n'est pas offert beaucoup, c'est difficile. C'est aussi difficile de trouver le personnel, car ce n'est pas tout le monde qui veut travailler le soir », dit-elle.

« Nous, on ne peut pas accueillir plus que 80 enfants dans la bâtisse et on en a 80 le jour, donc il faut aller accueillir les enfants le soir en alternance avec les départs des enfants le jour », poursuit la directrice.

À compter du 7 avril, 30 enfants pourront fréquenter en soirée la garderie L'Odysée du papillon qui peut en accueillir au total 80, le jour.

La ministre de la Famille, Nicole Léger, est au fait des besoins pour ce type de service. Elle poursuit cependant pour le moment le déploiement des places en garderie tel qu'annoncé en 2012.

« En premier lieu, mon objectif était d'ouvrir les places aux parents le plus vite possible. Mon deuxième objectif était le guichet unique, mais l'autre aspect est celui de la garde atypique », dit-elle.

La ministre compte revoir l'entente de subvention avec les CPE pour les encourager à offrir des gardes atypiques. Elle demeure toutefois consciente que pour l'instant, les CPE doivent aussi gérer des listes d'attente de jour.