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14/02/2014 07:00 EST | Actualisé 16/04/2014 05:12 EDT

Le Niger remet à la Libye un ex-responsable du régime Kadhafi

Le Niger a remis vendredi à Tripoli le chef de sécurité intérieure de l'ex-régime de Mouammar Kadhafi, Abdallah Mansour, a annoncé le gouvernement libyen.

Dans un communiqué, le gouvernement affirme avoir transmis aux autorités nigériennes des preuves d'implication de M. Mansour "dans la planification d'actes terroristes visant à déstabiliser la Libye".

Niamey a par conséquent considéré que l'ex-responsable "avait violé les engagements qu'il avait pris" et n'avait "pas respecté les conditions de son asile", selon le communiqué.

Le gouvernement libyen a affirmé qu'il s'engageait à garantir à M. Mansour "tous ses droits pour un procès équitable conforme aux normes internationales".

Il a précisé que l'accusé était sous la responsabilité du procureur général et de la justice libyens.

Sous le régime de Mouammar Kadhafi, Abdallah Mansour était un secrétaire et conseiller de l'ex-dictateur, ainsi que l'un des responsables des médias du régime.

Durant la révolte de 2011 qui a chassé ce régime du pouvoir, il avait été nommé chef de l'Organe de sécurité intérieure.

Selon le gouvernement libyen, M. Mansour est impliqué dans les troubles qui ont eu les dernières semaines dans le sud libyen, où des partisans de l'ancien régime avaient pris brièvement le contrôle d'une base militaire.

D'autres dignitaires du régime Kadhafi avaient été remis aux autorités libyennes par d'autres pays comme Abdallah al-Senoussi, ex-chef du renseignement, par la Mauritanie et Baghdadi al-Mahmoudi, ex-Premier ministre, par la Tunisie.

Des organisations de défense des droits de l'homme critiquent régulièrement les conditions de jugement des ex-responsables. Human Rights Watch a appelé jeudi Tripoli à permettre à Seif al-Islam, fils de Mouammar Kadhafi, et à d'autres responsables de son régime inculpés pour la répression de la révolte de 2011, d'avoir accès à des avocats.

ila/tp