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14/02/2014 12:29 EST | Actualisé 16/04/2014 05:12 EDT

Le FSB va enquêter sur les taux de référence pour les devises

Le Conseil de stabilité financière (FSB) annoncé vendredi qu'il allait examiner les taux de références pour les devises étrangères alors que des enquêtes sont en cours sur une affaire concernant de possibles manipulations des taux de changes.

"Récemment, un certain nombre d'inquiétudes ont été exprimées concernant l'intégrité des taux de référence pour les devises étrangères", a indiqué le conseil de stabilité financière dans un communiqué.

Le FSB, un organisme qui dépend du G20, a par conséquent décidé d'intégrer une évaluation des taux de référence pour les devises dans le cadre de son analyse, actuellement en cours, des indicateurs financiers, a-t-il précisé.

Un groupe de travail a été mis en place pour mener ces travaux. Il sera dirigé par Guy Debelle, le gouverneur adjoint pour les marchés financiers de la banque centrale d'Australie et Paul Fisher, le directeur exécutif pour les marchés au sein de la banque d'Angleterre.

Ses conclusions seront présentées lors du sommet du G20 qui doit se tenir en novembre en Australie.

Les autorités de surveillance aux Etats-Unis et au Royaume Uni sont actuellement en train d'enquêter sur une affaire de manipulation des taux de change, potentiellement aussi explosive que le scandale du Libor.

Début février, le régulateur des services financiers de New York, Benjamin Lawsky, aurait ainsi demandé des informations à une douzaine de banques, selon une source proche du dossier.

L'enquête vise notamment la Société Générale ainsi que l'américaine Goldman Sachs, l'allemande Deutsche Bank et les britanniques Barclays, Lloyds Bank, RBS et Standard Chartered.

Les enquêteurs soupçonnent une entente illicite entre traders, qui auraient utilisé des forums de discussion sur internet et des messageries instantanées pour influencer le taux de référence quotidien WM/Reuters.

Cet outil est déterminé à intervalles réguliers pour 160 monnaies, par le calcul de la médiane des transactions réalisées pendant soixante secondes.

Les transactions concernées auraient vraisemblablement eu lieu ces dernières années, après la crise financière.

Des enquêtes sont également en cours dans d'autres pays, notamment en Suisse où la Finma, l'autorité de surveillance des marchés, et la Commission de la Concurrence (Comco) ont ouvert une enquête en octobre dernier.

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