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14/02/2014 10:06 EST | Actualisé 16/04/2014 05:12 EDT

JO-2014 - Super-combiné: Viletta empêche le sacre de Kostelic

En enlevant l'or du super-combiné aux Jeux de Sotchi, le Suisse Sandro Viletta a empêché le sacre du Croate Ivica Kostelic, qui n'a pu ramener, pour la quatrième fois, que l'argent dans la collection familiale lancée par sa petite soeur Janica.

Comme sa compatriote Dominique Gisin en descente mercredi, Viletta a déjoué les pronostics et sorti la manche de slalom de sa vie pour apporter à la Suisse son deuxième titre en ski alpin en quatre épreuves.

"C'est incroyable !", a lâché le Suisse, n'en revenant pas lui-même de son coup. Son seul fait d'arme jusque-là était une victoire en Coupe du monde, lors du super-G de Beaver Creek en décembre 2011.

Viletta, 28 ans, est dernier bourreau de la famille Kostelic, dont il vient de tuer probablement à jamais le rêve du vieux père. Ante Kostelic, qui a enseigné le ski à ses deux enfants sur les hauteurs de Zagreb, aurait tant voulu voir son aîné lui aussi champion olympique.

"Les Américains disent que le deuxième est le premier perdant. Bien sûr que je voulais l'or, je croyais vraiment avoir ma chance aujourd'hui, mais malheureusement, il y en a un qui a très inspiré aujourd'hui", a souligné Kostelic, en désignant du regard Viletta.

- 10e médaille des Kostelic -

Parmi tous les prétendants, le Croate, 34 ans, semblait en effet le mieux placé au terme de la descente en matinée. Non seulement, le champion du monde de slalom 2003 avait concédé moins d'une seconde aux cadors de la vitesse, mais il pouvait compter sur une manche de slalom tracé sur mesure par papa.

"Je sais que certains critiquent sa manière de tracer. C'est un peu la vieille école, a souligné Kostelic. Je préfère cela non pas parce que c'est mon père mais parce que ce sont des slaloms qui vous oblige à skier avec intelligence et qui ne donnent jamais un vainqueur par accident".

Pour la petite histoire, Ivica est passé à 34/100e de l'or, douze ans jour pour jour après le tout premier des quatre titres de sa petite soeur Janica, qu'elle avait décroché en combiné, à Salt Lake City.

"Les Jeux Olympiques inspirent profondément ma famille. Aujourd'hui, c'est notre dixième médaille et cela, j'en suis très fier", a insisté le désormais quadruple vice-champion olympique.

Quelle que soit la couleur, l'Italien Christof Innerhofer, rafle tout ce qu'il peut. Le champion du monde de super-G 2011 s'est offert, avec le bronze, sa deuxième médaille en deux courses après l'argent de la descente dimanche.

"Au départ du slalom, je ne pensais à rien car je croyais n'avoir aucune chance", a raconté l'Italien, épaté lui-même d'avoir signé le chrono entre les piquets qu'un spécialiste comme Kostelic.

"C'était juste mon rêve d'arriver à faire une médaille ici, maintenant j'en ai deux, c'est incroyable", a ajouté le triple médaillé des Mondiaux-2011, qui avec le super-G dimanche a de grandes chances de poursuivre sa collection.

Si l'Italien ne croyait pas avoir la moindre chance, ceux qui pensaient en avoir de grandes sont bien passés à la trappe.

A commencer par le jeune Français Alexis Pinturault, qui en enfourchant en slalom, a raté sa première course olympique. L'Américain Bode Miller avait hypothéqué ses chances avec une grosse faute dans la descente, mais avec une 6e place, il fait mieux que son compatriote Ted Ligety, le champion du monde (12e).

stp/el