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14/02/2014 06:58 EST | Actualisé 16/04/2014 05:12 EDT

G20: les Etats-Unis veulent "un rééquilibrage" de la croissance mondiale

Les Etats-Unis vont plaider pour "la promotion de la croissance et un rééquilibrage de l'économie mondiale" lors du prochain G20-finances à Sydney, sans s'émouvoir des turbulences intervenues sur plusieurs marchés émergents.

"Une robuste discussion sur un rééquilibrage de l'économie mondiale doit être sur la table", a indiqué vendredi un haut responsable du Trésor, une semaine avant une réunion des ministres des finances et responsables de banques centrales du G20 prévue du 21 au 22 février en Australie.

Tout en saluant "un renforcement de l'économie dans le monde au cours des derniers mois", ce responsable a souligné que "l'activité mondiale demeure faible et inégale", dénonçant "une demande déficiente et un chômage trop élevé". Il a souligné que la croissance américaine (3,2% au 4e trimestre) devait encore s'améliorer cette année.

En Europe, il sévit "une inflation basse chronique et une faible demande", spécialement dans "certains pays clés excédentaires" de la zone euro, a ajouté ce représentant de l'administration américaine, réitérant à mots couverts les reproches des Etats-Unis vis-à-vis de l'Allemagne et de ses excédents commerciaux, alors que sa demande intérieure fait pâle figure.

Se reposer sur une croissance nourrie par les exportations n'est "pas la recette pour une expansion équilibrée", a encore ajouté ce responsable, qui a par ailleurs pressé à nouveau la Chine de "renforcer sa demande intérieure et d'adopter un taux de change davantage déterminé par le marché".

Les "considérables" turbulences sur les monnaies de plusieurs marchés émergents seront "un des principaux axes" des discussions, a reconnu ce responsable. Mais elles ont, selon lui, plutôt coïncidé avec "des inquiétudes sur la croissance en Chine et sur les faiblesses économiques et politiques" de ces pays qu'avec le retrait amorcé du soutien monétaire de la banque centrale américaine (Fed).

Il a rappelé combien, au sommet du G20 de Saint-Petersbourg en septembre, tout le monde s'était accordé à saluer la politique monétaire ultra-accommodante de la Réserve fédérale américaine puisqu'elle soutenait la croissance de la première économie mondiale, donc celle du monde.

Les leaders du G20 "avaient aussi admis qu'un éventuel retour à la normalisation" de la politique monétaire "irait de pair avec un renforcement de la croissance".

Le responsable américain a enfin déploré le retard dans la réforme des quote-parts du FMI qui donnerait plus de poids aux pays émergents et qui reste au point mort devant l'inaction du Congrès américain.

"Nous reconnaissons que le retard persistant des Etats-unis dans l'adoption de cette réforme est un handicap", a-t-il déclaré ajoutant que l'administration américaine était pourtant "pleinement engagée" dans cette réforme.

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