NOUVELLES
14/02/2014 12:38 EST | Actualisé 16/04/2014 05:12 EDT

Centrafrique: plus de deux mois d'opération Sangaris

Rappel des événements en Centrafrique depuis le lancement le 5 décembre de l'opération Sangaris par la France, qui a porté à 2.000 ses effectifs, en appui à une force africaine sur place, la Misca.

La Centrafrique a sombré dans le chaos depuis le coup d'Etat en mars 2013 de Michel Djotodia, chef d'une coalition rebelle Séléka à dominante musulmane. Les combattants Séléka avaient ensuite multiplié les exactions contre la population chrétienne, déclenchant une spirale de tueries interreligieuses, qui a provoqué ces dernières semaines un exode des musulmans.

--DECEMBRE 2013--

- 5: L'armée française lance l'opération Sangaris pour restaurer la sécurité, après un vote de l'ONU donnant mandat aux forces françaises pour intervenir.

Le matin, des milices d'autodéfense chrétiennes anti-balaka (anti-machettes) infiltrées dans certains quartiers de Bangui avaient lancé une attaque, entraînant des représailles des combattants Séléka contre les chrétiens.

- 7: Arrivée de renforts terrestres français dans l'Ouest, dispositif renforcé à Bangui.

L'Union africaine décide de porter sa force (Misca) à 6.000 hommes. Paris annonce que ses soldats ont désormais pour mission prioritaire de mettre fin aux massacres et de "désarmer toutes les milices et groupes armés qui terrorisent les populations".

- 9: Les troupes françaises entreprennent un vaste désarmement, à commencer par celui des ex-rebelles, mais l'opération s'accompagne de représailles chrétiennes contre les communautés musulmanes.

Deux soldats français sont tués à Bangui au cours d'un accrochage avec des assaillants.

- 10: La mission de la France est "dangereuse" mais "nécessaire", déclare à Bangui le président français François Hollande.

- 26: Au lendemain d'une nouvelle journée de violences à Bangui, l'armée française lance une opération de "dissuasion" et de sécurisation, mobilisant 600 hommes.

--JANVIER 2014--

- 10: Djotodia, accusé par la communauté internationale de passivité face aux violences interreligieuses, démissionne sous la pression des dirigeants d'Afrique centrale.

- 20: La maire de Bangui, Catherine Samba-Panza, est élue présidente de transition par le Parlement. Elle lance aussitôt un "appel vibrant" aux miliciens chrétiens et combattants musulmans à déposer les armes.

- 27-28: A Bangui, les deux principaux camps de cantonnement d'ex-rebelles Séléka sont évacués et les combattants regroupés à la sortie nord de la ville. Mais de nombreux combattants vont fuir la capitale avant de se replier en province, largement hors de contrôle.

- 28: L'ONU donne son feu vert à l'engagement d'une force européenne de 500 soldats.

--FEVRIER--

- 10: Les anti-balaka, accusés de multiples exactions contre les populations musulmanes, sont "devenus les principaux ennemis de la paix" (commandant Sangaris).

- 12: Catherine Samba Panza affirme vouloir "aller en guerre" contre les milices anti-balaka.

La veille, le ministre français de la Défense Jean-Yves le Drian avait appelé les forces internationales à mettre fin aux exactions des milices "si besoin par la force".

- 14 fév: La France décide d'envoyer 400 militaires supplémentaires, ce qui portera "temporairement à 2.000" ses effectifs dans le pays.

acm/xbs/jpc