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14/02/2014 10:54 EST | Actualisé 16/04/2014 05:12 EDT

Artistes et scientifiques se mobilisent en faveur du papillon monarque

MEXICO - Des dizaines de scientifiques, artistes, écrivains et écologistes ont demandé vendredi aux leaders du Canada, des États-Unis et du Mexique de consacrer une partie de leur rencontre de la semaine prochaine au sort du papillon monarque.

Les quelque 150 signataires de la lettre incluent le lauréat du prix Nobel de litérature, Orham Pamuk; l'écologiste américain Robert F. Kennedy fils; et l'auteure canadienne Margaret Atwood. Ils soulignent que la population du Monarque atteint maintenant son niveau le plus bas depuis 1993.

Le premier ministre Stephen Harper, le président américain Barack Obama et le président mexicain Enrique Pena Nieto doivent se rencontrer mercredi à Toluca, près de Mexico, pour discuter de questions comme la compétitivité économique, le commerce et les investissements, l'entrepreunariat et la sécurité.

La spectaculaire migration du papillon vers le Mexique, où il passe l'hiver, est encore mal comprise.

Après un déclin important au cours des trois dernières années, les papillons ne couvraient plus cette année que 1,65 acre, soit 0,007 kilomètre carré, des forêts situées à l'ouest de Mexico, comparativement à 2,93 acres l'an dernier. Un sommet de 44,5 acres (0,18 kilomètre carré) avait été atteint en 1995.

Un entomologiste américain, Lincoln Brower, a expliqué que les principaux coupables sont les cultures de maïs et de soja modifiées génétiquement, qui tuent la plus importante source de nourriture du papillon, l'asclépiade. Le Monarque souffre aussi de la destruction de son milieu de reproduction, dans le Midwest des États-Unis, et de problèmes météorologiques comme des froids intenses, des vents violents et des sécheresses dans les trois pays.

La lettre reconnaît que le Mexique s'est attaqué au problème de la déforestation et demande au Canada et aux États-Unis de faire de même avec l'impact de leurs politiques agricoles.

On ne sait pas exactement ce qui arriverait au papillon si la migration annuelle devait disparaître. Le Monarque peut apparemment survivre toute l'année dans des climats chauds, mais son avenir serait beaucoup plus incertain face aux hivers rigoureux du nord des États-Unis et du Canada.