NOUVELLES
14/02/2014 09:11 EST | Actualisé 16/04/2014 05:12 EDT

Argentine: les meurtriers présumés de deux Françaises jugés fin mars

Les meurtriers présumés de deux touristes françaises tuées en 2011 lors d'un séjour dans le nord-est de l'Argentine, seront jugés du 25 mars au 16 mai, a annoncé vendredi le tribunal de Salta.

Cassandre Bouvier, 29 ans, et Houria Moumni, 24 ans, ont été retrouvées mortes le 29 juillet 2011 dans le parc régional de la Quebrada de San Lorenzo, à 12 km de la ville de Salta (nord-ouest), deux semaines après leur disparition. Elles étaient entrées dans le parc en fin d'après-midi, peu avant sa fermeture, et l'alerte a été donnée par l'auberge où elles résidaient.

Trois hommes d'une vingtaine d'années vivant de petits boulots seront sur le banc des accusés, soupçonnés d'homicide et de viol. Ils risquent une peine de prison à perpétuité.

"Plus de 200 témoins seront entendus pendant le procès de Gustavo Lasi, Daniel Vilte Laxi et Santos Vera, accusés de double homicide, abus sexuel et vol", selon le communiqué diffusé vendredi par le tribunal de la province de Salta.

Deux autres personnes, Omar Ramos et Antonio Sandoval, seront également jugées, accusées par la justice d'avoir dissimulé l'arme du crime.

D'après le dossier d'instruction, l'ADN de Gustavo Lasi a été retrouvé sur le corps d'une des jeunes femmes. Au chômage au moment du crime après avoir travaillé pour la mairie de Salta, M. Lasi a également été trahi par sa carte SIM introduite dans un téléphone portable volé aux Françaises. Il avait aussi été en possession d'un appareil photo appartenant à une des touristes.

Le principal suspect a reconnu avoir croisé les deux femmes dans le parc et d'avoir participé au viol, mais il a rejeté la responsabilité du meurtre sur Daniel Vilte Laxi et Santos Vera. Les Françaises ont été tuées avec le fusil de calibre 22 mm du père de M. Lasi et un pistolet.

Daniel Vilte Laxi et Santos Vera nient catégoriquement tout lien avec l'affaire, mais des déclarations contradictoires ont attiré sur eux la suspicion de la justice.

Une analyse argentine a révélé une trace ADN de Santos Vera sur un des corps mais une seconde analyse effectuée en France le disculpe.

Ce double crime a causé un grand émoi en Argentine et dans la province de Salta, très prisée des touristes étrangers.

Une stèle dédiée à la liberté des femmes a été érigée sur les lieux du meurtre le 25 novembre à l'occasion de la Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes.

ap/ag/gg