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14/02/2014 04:55 EST | Actualisé 15/04/2014 05:12 EDT

Allemagne: bonne surprise pour la croissance du 4e trimestre

La croissance économique de l'Allemagne a été un peu plus dynamique qu'attendu au quatrième trimestre de 2013, s'inscrivant à 0,4%, grâce à une hausse plus marquée que prévu des exportations et des investissements, a indiqué l'Office fédéral des statistiques Destatis.

Ce chiffre dévoilé vendredi par Destatis n'est pas encore complètement définitif. En janvier, l'Office l'avait plutôt évalué à "environ 0,25%".

Pour l'ensemble de l'année 2013, la croissance du Produit intérieur brut (PIB) de la première économie européenne est pour sa part confirmée à 0,4%. Ses détails seront communiqués le 25 février.

Cela "indique que l'Allemagne est sur la voie d'une reprise robuste" et que cela "devrait continuer cette année", estime Johannes Gareis, économiste chez Natixis.

Pour Andreas Rees, économiste chez UniCredit, le rythme du quatrième trimestre "ne correspond pas à la vraie vitesse sous-jacente de l'économie allemande", qui serait supérieure.

Sur les trois derniers mois de 2013, "l'impulsion positive est venue avant tout du commerce extérieur", explique dans un communiqué Destatis, précisant que d'après des chiffres encore provisoires, "les exportations de biens et de services ont progressé bien plus fortement que les importations".

En revanche, les signaux ont été "mitigés" en provenance de la demande intérieure. "Les dépenses de consommation publique sont restées au niveau du trimestre précédent, celles de consommation privée ont été à peine en dessous", mais les investissements en biens d'équipement ont été "réjouissants", précise Destatis.

Ces observations contrastent un peu avec celles faites ces derniers temps sur l'économie allemande, qui montraient plutôt un changement de paradigme avec une croissance désormais davantage tirée par le marché intérieur que par les exportations, moteurs de l'Allemagne pendant de longues années.

C'est d'ailleurs bien sur un marché intérieur dynamique que compte le gouvernement pour atteindre une croissance de 1,8% en 2014 et de 2% en 2015, d'après ses prévisions formulées mercredi.

Certains analystes voient beaucoup plus haut, comme par exemple, Christian Schulz, économiste chez Berenberg, qui table sur une croissance de 2,2% dès 2014. "L'investissement est le facteur clé derrière cette prévision optimiste", relève-t-il, car "les exportations ne devraient pas rester un moteur de croissance solide en 2014 vu une hausse potentielle des importations plus grande" et que la consommation devrait plutôt apporter "une contribution modérée".

Pour Johannes Gareis, cet accès de faiblesse de la consommation allemande au dernier trimestre de 2013 n'est que passager. "Vu le marché du travail solide en Allemagne et la confiance des consommateurs atteignant des records, la consommation privée devrait se redresser", écrit-il.

L'an dernier, la première économie allemande avait commencé par souffrir d'un hiver très long et froid, qui avait gelé sa croissance à 0% au premier trimestre, avant un rebond de 0,7% au deuxième trimestre, puis un nouveau ralentissement à 0,3% au 3e trimestre.

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