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14/02/2014 11:38 EST | Actualisé 16/04/2014 05:12 EDT

Accueil inespéré pour Robert Morin à la Berlinale

Robert Morin n'avait jamais signé d'autographes jusqu'à jeudi soir à l'issue de la première mondiale de son film 3 histoires d'Indiens. Le cinéaste était accompagné d'un des acteurs du film Shayne Brazeau et de sa productrice Virginie Dubois.

Par Tanya Lapointe

C'est la première fois que la Berlinale retient un film de Robert Morin pour sa programmation. 3 histoires d'Indiens est présenté dans la section Génération 14K, qui met en valeur des films pour les jeunes de quatorze ans et plus.

« Les gens ont ri aux bons endroits » explique avec soulagement le réalisateur. « On n'est pas dans une dramaturgie habituelle. C'est contemplatif. ».

Réaliste, mais fictif

Tournée à la manière du documentaire, l'histoire relate un chapitre dans la vie de 3 adolescents vivant sur des réserves autochtones.

Bien que ce soit réaliste, Robert Morin précise que c'est une fiction qui tente de briser les préjugés. On y découvre des jeunes avec des projets de vie éclatés.

« Habituellement, les films sur les Autochtones sont d'un réalisme douloureux avec beuveries et femmes battues. Mon film va ailleurs. Pour une fois, les Autochtones ne se verront pas comme ils sont, mais comme ils pourraient être. »

Il y a foule

Jamais autant de cinéphiles n'auront vu un film de Robert Morin. C'est lui qui le dit. Parmi les nombreuses projections, une d'entre elles affichait complet avec 1600 personnes.

Aucun de ses précédents films n'a obtenu de distribution internationale, mais une présence à la Berlinale ouvre de nouvelles avenues. À en juger par les questions posées à l'équipe après la projection, les Européens sont curieux d'en savoir plus sur la cause des Autochtones.

Un grand voyage pour un jeune acteur

C'est une expérience mémorable aussi pour Shayne Brazeau. L'acteur de 20 ans est originaire de Kitisakik, au sud de Val-d'Or.

Il a obtenu son rôle grâce à une audition sans savoir que le film allait le faire voyager jusqu'en Allemagne. C'est d'ailleurs la première fois qu'il prenait l'avion.

L'entraîneur de football avait d'abord accepté de faire le film parce que ça lui rapportait un peu d'argent, mais il a pris goût au tournage ainsi qu'à la musique classique parce que c'est ce qu'écoute son personnage.

« J'écoutais du country et du rap, mais maintenant j'aime aussi Beethoven. Ici à Berlin, j'ai même découvert des compositeurs allemands dans un musée. »

Le film 3 histoires d'Indiens sera présenté le 26 février aux Rendez-vous du Cinéma québécois et prendra l'affiche au Québec au printemps.

Voici la bande-annonce :