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13/02/2014 03:09 EST | Actualisé 15/04/2014 05:12 EDT

Paix en Colombie : le gouvernement travaille avec "conviction et enthousiasme"

La délégation du gouvernement colombien au processus de paix en cours à Cuba depuis plus d'un an travaille avec "conviction, discipline et enthousiasme", a affirmé jeudi son chef, l'ancien vice-président Humberto de la Calle.

"Nous voulons réaffirmer devant l'opinion publique notre engagement total envers la conclusion d'un accord qui mette fin au conflit dont souffre la Colombie", a-t-il ajouté à la conclusion d'un nouveau cycle de conversations avec la guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc).

"Cet objectif dépasse toute considération personnelle", a ajouté Humberto de la Calle qui, selon de récentes révélations de la presse colombienne, a été espionné par certains milieux dans les services colombiens du renseignement militaire.

Selon un communiqué commun des deux délégations, les conversations se poursuivent sur le troisième des cinq points de l'ordre du jour des négociations, "solution au problème des drogues illégales".

Deux accords partiels, respectivement sur le développement rural et la participation des Farc à la vie politique, ont déjà été conclus en mai et octobre derniers.

Deux autres points restent inscrits à l'ordre du jour : le dédommagement des victimes de ce conflit vieux d'un demi-siècle et l'arrêt effectif des hostilités.

"Nous sommes déterminés à trouver une solution définitive au problème des cultures d'usage illégal", affirme le communiqué du gouvernement et des Farc.

Les deux parties se disent d'accord sur un "renforcement de la présence institutionnelle de l'Etat dans les zones affectées afin d'y promouvoir un développement intégral".

Le chef de la délégation du gouvernement a par ailleurs assuré sa "confiance dans les mécanismes institutionnels pour établir la vérité sur les activités (d'espionnage) attribuées par certains médias aux services de renseignement de l'armée".

Pour sa part, le chef de la délégation des Farc, Ivan Marquez, a reconnu que cette affaire d'espionnage créait "un grand malaise" au sein des Farc.

"Je peux imaginer ce que pensent les délégués du gouvernement, car vraiment il est impensable que les services de renseignement d'un Etat espionnent leurs propres représentants à une négociation aussi importante", a ajouté le numéro deux des Farc.

Le prochain cycle de conversations doit débuter le lundi 24 février à La Havane où les deux parties négocient depuis novembre 2012.

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